«J’adore toutes les mêlées» –Juraj Slafkovsky

Mylène Richard
Partager
Même sans Matthew Tkachuk, les Panthers sont gros et aiment faire sentir leur présence. Un aspect du jeu avec lequel Juraj Slafkovsky semble de plus en plus à l’aise.
• À lire aussi: Canadien: quand le capitaine va, tout va
Hier soir, le jeune attaquant du Canadien ne s’est pas gêné pour s’imposer le long des rampes et devant le filet adverse.
«J’adore toutes les mêlées. Ça fait partie du hockey. Ça amène une dose d’énergie», a-t-il commenté à la suite de la victoire de 5 à 3 des siens, précisant au passage qu’il aimait le jeu robuste.
«En Europe, on se faisait suspendre si on se battait ou si on était impliqué dans les mêlées. Donc, j’ai appris ça davantage ici. Arber [Xhekaj] et Andy [Josh Anderson] m’ont donné quelques trucs. J’ai un bon physique comme eux. Je dois être capable de me défendre. Personne ne le fera pour moi.»

«Je suis gros moi aussi»
Slafkovsky ne s’en est pas laissé imposer quand le défenseur Aaron Ekblad lui a assené un coup de coude au visage avant de le renverser sur la glace, en première période. D’ailleurs, on n’a pas revu Ekblad par la suite.
«Je suis gros moi aussi, alors ce n’était pas un problème, a assuré le numéro 20. Il a commencé la séquence par un coup vicieux. Et quand ça arrive, je vais y aller tant que les arbitres ne viendront pas nous séparer.»

Le physique de l’emploi
Cette performance de Slafkovsky, nommé la troisième étoile du match après avoir participé notamment au but de Cole Caufield, n’a pas surpris ses coéquipiers. Selon Jake Evans, auteur d’un but en infériorité numérique, le jeune homme de 20 ans a le physique de l’emploi avec ses 230 lb et ses 6 pi et 3 po.
«Quand tu es un premier choix au total, tu as une cible dans le dos. Les adversaires te harcèlent un peu plus. Il a fait la preuve que tu ne peux pas l’embêter», a dit la deuxième étoile de la rencontre.

Pour l’entraîneur Martin St-Louis, ce qui est impressionnant dans le cas de Slafkovsky, c’est qu’il a appris à bien utiliser son corps.
«Il est jeune encore, mais il comprend comment sa portée, son physique, c’est une grosse partie de sa game. Il est fatigant», a souligné St-Louis.
«Ce que je préfère de lui en tant que premier choix au total au repêchage, c’est que ce n’est pas lui qui passe en premier. C’est rare à son âge. Il n’est pas égoïste et il se préoccupe des gars autour de lui, de l’équipe. Il veut gagner des matchs. Cette saison, il a découvert quand utiliser ses atouts», a ajouté le coach.
–Avec la collaboration de Jonathan Bernier