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Jadis moribonds, les Panthers épatent

Photo portrait de Félix Séguin, TVA Sports

Félix Séguin, TVA Sports

2024-05-17T05:00:00Z
2024-05-17T16:00:00Z

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Les Panthers de la Floride ont longtemps été considérés comme un club terme et sans éclat ou si vous préférez, «plate à mort».

Personne ne s’intéressait aux Panthers et l’organisation n’avait aucune crédibilité. Au fil des ans, les défaites se sont accumulées tellement que l’équipe a raté les séries éliminatoires 20 fois en 30 ans, dont 10 fois de suite entre 2001 et 2011.

À une certaine époque, les Panthers faisaient les manchettes pour deux raisons : soit pour les petites foules aux matchs locaux ou pour les nombreuses rumeurs de déménagement. Bref, les Panthers étaient des petits chatons inoffensifs que tout le monde méprisait.

En 2024, on peut dire, sans se tromper, que l’organisation a fait un 180 degrés. Selon moi, l’embauche en 2020 du directeur général, Bill Zito, y est pour beaucoup. Il a su implanter sa vision et il faut saluer ses nombreuses transactions.

Zito est allé chercher Matthew Tkachuk, Sam Bennett, Sam Reinhart, Brandon Montour, Carter Verhaeghe et Gustav Forsling. Ces joueurs ont changé l’identité de l’équipe et ils sont venus épauler le brillant joueur qu’est Aleksander Barkov. À cela, j’ajoute le retour en force du gardien Sergei Bobrovsky.

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Les Panthers sont devenus plaisants à regarder. Je vous dirais même qu’ils sont divertissants. Ils peuvent être spectaculaires en attaque, ils reviennent de l’arrière, ils peuvent gagner des matchs grâce à Bobrovsky et ils sont tannants et baveux. Dans le cours d’un match, les Panthers cherchent continuellement à embêter l’adversaire que ce soit durant ou après le jeu.

Selon moi, la plus grande amélioration est au niveau de la défense. En 2022, les Panthers avaient terminé au premier rang de la LNH en gagnant des matchs à haut pointage, mais la défense était poreuse. C’est pour cette raison que la Floride était rapidement éliminée en séries.

L’arrivée de l’entraîneur-chef Paul Maurice a tout changé. Bien qu’il ne limite pas ses joueurs dans leur créativité offensive, Maurice leur a fait comprendre l’importance d’être consciencieux défensivement. D’ailleurs, les Panthers sont l’équipe qui a conservé la meilleure moyenne de buts accordés par match, en saison régulière, à égalité avec les Jets de Winnipeg.

Le point tournant dans l’histoire des Panthers est survenu l’an passé quand l’équipe a surmonté un déficit de 1-3 contre les Bruins de Boston, qui venaient de connaître la meilleure saison de l’histoire. On connaît maintenant la suite. Les Panthers ont surpris tout le monde en atteignant la finale de la Coupe Stanley.

J’en avais d’ailleurs discuté avec l’attaquant Sam Reinhart lorsque j’avais réalisé une entrevue avec lui, en février dernier, au match des étoiles à Toronto.

«On y a cru au milieu de la série contre Boston. Avec le recul, je pense que ce fut un point de départ pour nous. Après cette série, le niveau de confiance a augmenté», m’a-t-il dit.

Cette année, la croyance est bien présente dans le vestiaire des Panthers.

«On a le même noyau de joueurs. On s’est rendu si près l’an passé. La confiance est grande individuellement et collectivement », a-t-il soutenu lors de notre entretien.

Il est impossible de prédire ce que les Panthers réaliseront comme performance dans les prochaines semaines. Une chose est certaine, les Panthers ne sont plus une équipe moribonde, mais plutôt une équipe qui gagne en notoriété.

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