Jacques Lemaire est catégorique: sans Patrick Roy, pas de séries à Long Island


Jonathan Bernier
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Jacques Lemaire est toujours un passionné de hockey. Même à l’aube de ses 79 ans. Il a accroché ses patins il y a 45 ans. Son sifflet a connu le même sort il y a 13 ans. Néanmoins, il gravite toujours dans l’environnement de la LNH.
Depuis 2015, il occupe le rôle de conseiller auprès de son fidèle ami et ancien patron Lou Lamoriello. D’abord chez les Maple Leafs, puis avec les Islanders. Évidemment, celui qui a dirigé pendant plus de 15 saisons dans la LNH a eu son mot à dire dans l’embauche de Patrick Roy en janvier dernier.
Une décision que l’état-major des Islanders ne regrette pas, même si Roy a dû patienter huit ans avant d’obtenir une autre chance dans la LNH. Sous la gouverne de l’ancien gardien du Canadien et de l’Avalanche, les Islanders ont maintenu un dossier de 20-12-5. Du 11e rang de l’Association Est, ils ont gravi les échelons jusqu’à se faufiler dans le portrait des séries éliminatoires.

«Si Patrick n’était pas venu avec nous, on n’aurait pas fait les séries. Ça, c’est évident, a soutenu Lemaire. C’est un meneur d’hommes. Il sait sur quel bouton peser pour faire avancer les choses. C’est un gars très motivé. C’est aussi une personne que les joueurs suivent quand il parle.»
Pour l’amour du hockey
Lemaire a beau manger du hockey depuis l’âge de six ans, si ce n’était pas de Lamoriello, il vivrait une vie de retraité bien rangée. Mais il est loin de s’en plaindre.
«J’ai passé ma vie là-dedans. C’est ce qui a toujours dominé dans ma vie. Je n’ai jamais raté une occasion de jouer au hockey, a-t-il raconté. J’ai travaillé avec du bon monde toute ma vie. Lou, c’est un homme avec qui il est facile de travailler. Il a confiance en moi et j’ai confiance en lui. C’est sûr que ça m’a gardé [dans le monde du hockey] plus longtemps.»
Lemaire explique que son principal mandat est d’apporter une vision extérieure de la tenue de l’équipe et du comportement des joueurs, que ce soit auprès de la direction ou des entraîneurs.
«Lou et moi, on a les mêmes idées.»
Cheveux courts et barbe rasée
Un homme bien de son temps, on se demande lequel, Lamoriello est à cheval sur certains principes. Entre autres, il exige de ses joueurs qu’ils portent les cheveux courts et qu’ils se présentent à l’aréna frais rasés.
Récemment, Anthony Duclair a dû dire adieu à ses rastas avant de mettre le cap vers Long Island. Vu de l’extérieur, ça paraît vieux jeu, mais à l’interne, il semble que cette façon de faire ne suscite aucune réaction.
Anthony Duclair has officially entered Lou Land and the Islanders ✂️
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) August 22, 2024
📸: aduclair10/IG pic.twitter.com/KLvNuzv3NO
«On n’en parle même pas. Les joueurs qui s’en viennent chez nous sont déjà au courant qu’ils doivent se faire la barbe, a lancé Lemaire. Lou veut les cheveux courts parce qu’il veut que les gars paraissent bien, soient bien habillés, soient fiers d’eux. Oui, c’est l’image de l’organisation, mais c’est aussi l’image du joueur.»
«Nous, dans le temps, on était obligé de porter un chapeau. On le portait et il n’y avait aucun problème. On aimait ça», a-t-il ajouté.
Une chance que le bon Lou n’est pas le directeur général d’une équipe de la NBA. Il aurait perdu connaissance il y a longtemps.