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Jacob Fowler, le gardien qui ne dort jamais

Photo courtoisie Rocket de Laval, Vitor Munhoz
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-10-30T19:27:55Z

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Jacob Fowler a réalisé quelque chose de pas commode dans une victoire pourtant facile du Rocket de Laval, mercredi soir à la Place Bell : un fameux blanchissage de moins de 20 lancers.

Les gardiens qui ont joué au plus haut niveau vous en passeraient un papier, maintenir le même niveau de concentration quand on est rarement sollicité n'est pas une mince tâche.

Fowler a repoussé les 17 tirs décochés par les Phantoms de Lehigh Valley. Du premier au dernier, il a gardé le même regard perçant derrière son masque et le même souci des détails dans chaque geste.

Certains de ces lancers ont changé de trajectoire et étaient plus embêtants qu’il ne le laissait paraître. Fowler a ce petit quelque chose de spécial : il donne l’impression que les rondelles le frappent et non l’inverse.

«Jacob est très, très mature, a souligné l’entraîneur-chef du Rocket, Pascal Vincent, au terme de la victoire de 3 à 0 des siens contre le club-école des Flyers de Philadelphie. Il est capable de rester concentré sur ce qui se passe devant lui même s’il n’est pas occupé pendant certaines périodes.

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«Des gardiens tombent endormis, pas lui.»

Fowler ne le dira pas dans ces mots exacts, mais il espère sans doute connaître des soirées plus occupées.

«C’est sûr que c’est plus facile quand tu n’as pas le temps de penser», a concédé l’Américain.

«Je niaise tout le temps avec Fowls : "Ce soir, t’auras pas une shot au net"», a rigolé de son côté le défenseur Tobie Paquette-Bisson.

Humble

Après un deuxième blanchissage cette saison en cinq départs et des performances très honnêtes le printemps dernier, Fowler refuse de se déclarer acclimaté à la Ligue américaine.

Les six buts qu’il a accordés contre Belleville la semaine dernière occupent encore ses pensées.

«J’aimerais pouvoir dire que je me suis ajusté, mais je vais rester humble. Après un blanchissage à Abbotsford, je me rappelle ce qui est survenu à Belleville. Je suis satisfait de ma soirée de travail, mais tu dois te retrousser les manches, retourner au boulot et regarder la vidéo.»

Celui que d’aucuns considèrent comme le gardien de l’avenir de l’organisation a trop de respect pour cette ligue naturellement une coche au dessus de la NCAA. 

«Tout le monde ici est plus fort et plus rapide, a rappelé Fowler. Les gars bâtissent une carrière en me rendant la vie difficile.»

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