Jacob Fowler était sur un nuage après son jeu blanc face aux Penguins: «C’est une autre rondelle que je vais donner à mon père»

Jonathan Bernier
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Si les pères des joueurs des Penguins sont retournés à Pittsburgh bredouilles, ceux de Jacob Fowler et d’Owen Beck peuvent s’attendre à avoir un joli cadeau sous le sapin de Noël.
«C’est une autre rondelle que je vais donner à mon père pour qu’il puisse la placer dans le présentoir à trophées», a lancé le gardien du Canadien, auteur d’un jeu blanc de 30 arrêts, une fois de retour au vestiaire.
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Le jeune homme de 21 ans a vanté le travail de ses coéquipiers, qui se sont jetés devant les rondelles et qui se sont assurés de dégager le devant de son filet.

N’empêche qu’il a dû s’illustrer à quelques occasions, particulièrement face à Rickard Rakell, qu’il a frustré à deux occasions. Il a également été très solide pendant une punition à Lane Hutson, à mi-chemin de la troisième période.
Malgré la présence insistante des attaquants des Penguins tout près de son demi-cercle, la recrue a fait preuve d’un calme désarmant.
«Il est calme et confiant. Ce sont deux ingrédients indispensables pour un gardien, a lancé Mike Matheson. Jouer à cette position, ce n’est pas facile dans cette ville. Ça m’impressionne.»
«Fowler démontre beaucoup de confiance. Il croit en lui, a souligné Martin St-Louis. Tous les matchs dans lesquels il est impliqué, c’est de l’expérience qui ne s’achète pas, tu dois le vivre. C’est encore plus vrai pour un samedi soir, à domicile.»
Le plus beau des trois
Quant à Beck, il pourra enfin ramener la rondelle de son premier but à la maison après que ses coéquipiers en ont ramassé deux pour rien.
Lors du match à Pittsburgh, son but a été refusé à la suite d’une contestation pour un hors-jeu. Contre les Blackhawks, c’est Noah Dobson qui a finalement été crédité du but qu’on croyait être le sien.
«C’est un sentiment tellement enivrant. Les deux buts qui m’ont été refusés me font apprécier encore plus celui-là», a lancé Beck, le sourire fendu jusqu’aux oreilles.
Et des trois, c’était sans doute le plus joli. L’Ontarien a profité d’une chute de Parker Wotherspoon pour entrer en zone adverse à vive allure. Son tir dans la lucarne n’a laissé aucune chance à Stuart Skinner.
«J’aurais été satisfait avec le premier, mais j’avoue que celui-là était pas mal beau. C’était plaisant aussi de le marquer dans cet édifice»,a -t-il mentionné.
«Une victoire de groupe»
Tout en louangeant le travail de ces deux joueurs récemment rappelés du Rocket de Laval, l’entraîneur-chef du Canadien a souligné l’apport de l’ensemble de ses ouailles.
«J’ai adoré notre engagement. On a joué sans tricher. On a fait ça dès le départ, a-t-il indiqué. Tout le monde a contribué au succès de l’équipe. C’est une victoire de groupe.»
Déjà que la tâche ne s’annonçait pas facile, le Canadien a dû se débrouiller à 11 attaquants pour la grande majeure partie du match, puisque Jake Evans, blessé à la jambe droite, a dû retraiter au vestiaire après seulement trois présences.
«Le trio de Jake et celui de Nick [Suzuki] devaient se diviser la tâche de surveiller le trio de Sidney Crosby.»
Finalement, la tâche a incombé à la première unité. Crosby a eu le capitaine dans les pattes pour 10 des 17 minutes qu’il a passées sur la surface de jeu à forces égales.
On verra si le groupe sera aussi efficace, dimanche soir, à Pittsburgh.