Jacob Fowler affrontera les Jets de Winnipeg: «Je vais regarder autour et savourer le moment»


Jonathan Bernier
Partager
«Le Canadien de Montréal, c’est l’équipe de hockey la plus prestigieuse de l’histoire du hockey. Les jeunes auront la chance de porter ce logo pour deux matchs, au Centre Bell. Cette expérience sera unique.»
Pascal Vincent prévoit un week-end haut en émotion pour les recrues qu’il dirigera au Face-à-face des espoirs, samedi soir et dimanche après-midi, contre les jeunes Jets et les jeunes Maple Leafs.

L’entraîneur-chef du Rocket a déjà indiqué que Jacob Fowler amorcerait la première rencontre. Un autre moment mémorable pour le gardien américain, qui s’est joint au Rocket de Laval le printemps dernier, après l’élimination de sa formation universitaire.
«Un premier véritable camp dans la LNH, c’est un rêve d’enfance, avait-il déjà lancé jeudi, au terme du premier entraînement tenu au complexe sportif de Brossard. Plusieurs gars peuvent se laisser déranger par le stress et la nervosité. Pour ma part, je veux simplement profiter de chaque instant. Être ici, c’est assez spécial.»
Un moment inoubliable
Si Fowler peut se permettre de participer à ce camp sans ressentir une tonne de pression, c’est qu’on ne s’attend pas à ce qu’il amorce la saison à Montréal. Samuel Montembeault obtiendra encore la grande majorité des départs. Reste à voir s’il sera secondé par Jakub Dobes ou Kaapo Kahkonen.
Néanmoins, Fowler risque possiblement de sentir quelques papillons l’envahir lorsqu’il prendra place devant le filet du Tricolore. Il n’a beau être question que d’un match impliquant des recrues, le Centre Bell risque d’être plein.
«Je prendrai probablement quelques secondes pour regarder autour et savourer le moment», a admis celui qui a assisté à des matchs du Canadien, le printemps dernier, lors de sa confrontation éliminatoire avec les Capitals de Washington.
«Je ne trouve même pas les mots pour décrire l’ambiance qui régnait dans l’amphithéâtre, a ajouté celui qui devrait logiquement voir de l’action dans au moins un des six matchs préparatoires que le Canadien disputera avant la mise en branle du calendrier. Mettre les pieds dans cet édifice pour la première fois, c’est un moment inoubliable.»
Hiver chargé à prévoir
Ensuite, ce sera direction Laval, où l’homme masqué de 20 ans découvrira le véritable défi d’un hiver complet dans les rangs professionnels. Un défi auquel il s’est préparé au cours de l’été, après en avoir eu un avant-goût pendant les séries éliminatoires de la Ligue américaine. Il avait alors partagé le filet en parts égales avec Cayden Primeau.
«Je n’ai jamais joué plus de 50 ou 60 matchs par saison. Dans les rangs universitaires, on jouait deux matchs par semaine, puis on patientait jusqu’à la semaine suivante», a rappelé l’ancien porte-couleurs des Eagles de Boston College.
«Je veux être capable de jouer un match, de le mettre rapidement derrière moi, de préparer mon corps pour la journée suivante, a-t-il poursuivi. Chez les pros, que ce soit bon ou mauvais, il y a toujours un match qui vient.»
Au moins, Fowler s’amène dans les rangs professionnels avec une bonne base. En deux saisons à Boston College, il a remporté 57 des 73 matchs qu’il a disputés. Il a conclu son parcours universitaire en remportant le trophée Mike-Richter remis au meilleur gardien de la NCAA.
- Ivan Demidov et David Reinbacher seront les deux autres points de mire de ce week-end. Vendredi, à l’entraînement, les deux joyaux du Canadien occupaient des postes sur la première unité de l’attaque massive. Ils étaient accompagnés d’Oliver Kapanen, d’Owen Beck et de Florian Xhekaj.