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J'ai fait mon enquête: personne n'est capable d'expliquer le système défensif du CH

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2024-10-18T22:24:39Z

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À pareil moment de la saison il y a un an, le dossier du Canadien était de 3-1-1, pour sept points de classement sur une possibilité de 10. Nick Suzuki n’avait toujours pas marqué, mais avait amassé trois passes, alors qu’il en a quatre après cinq matchs cette saison.

Cole Caufield avait trois buts à sa fiche, cette année il en a quatre. Juraj Slafkovsky se cherchait, cette saison il se cherche encore, mais il a quatre points le long de sa quête personnelle.

Brendan Gallagher a deux buts après cinq matchs, l’an passé il avait également deux buts après cinq matchs. Autrement dit, tout n’est pas si négatif lorsque l’on prend chacun des joueurs individuellement.

Je pense aussi que le Canadien est beaucoup mieux nanti devant le filet avec la présence rassurante de Samuel Montembeault comme numéro un. Le ménage à trois de la saison passée était infect et Jake Allen n’a jamais été et ne sera jamais un véritable numéro un.

Le retard de trois points au classement après cinq matchs seulement par rapport à il y a un an n’est pas le fruit de ce qui se passe devant le filet, au contraire.

L’an dernier, Allen avait concédé six buts sur 42 tirs des Leafs en lever de rideau, le CH ayant amassé un point pour cette défaite au-delà des 60 min réglementaires.

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Cette saison, Montembeault a été impérial face aux 48 offrandes de Toronto et le CH a mis en banque un point de classement de plus après un match qu’il y a un an.

Le problème majeur du Canadien, cette saison, et ce qui fait que l’équipe est à peine à plus de 50% de sa récolte de points d’il y a un an après cinq matchs, il se situe à la ligne bleue.

Je trouve d’ailleurs que l’on convient très rapidement que David Savard est subitement vieux et lent. C’est une analyse aussi bête et sommaire que de dire lundi soir que Lane Hutson a erré trop profondément dans la zone des Penguins de Pittsburgh, ce qui a coûté le cinquième but contre le Canadien dans la défaite.

Savard n’a peut-être plus ses jambes d’il y a cinq ans, mais je refuse d’admettre qu’il n’est plus dans le coup, au contraire.

Je pense que David est carrément victime d’un système défensif absent. Quel est le système défensif du Canadien? Quelqu’un peut me l’expliquer?

Encore aujourd’hui, quelques intervenants expérimentés n’ont pas été capables de me l’expliquer lorsque je les ai appelés. J’ajouterais que leurs réactions pour le moins perplexes m’en ont dit long sur ce qui ne se passe pas avec le CH actuellement.

Un match se joue sur la glace. Rien n’est plus vrai que ça. En même temps, on est capable de convenir d’une victoire ou d’une défaite attendue avant que la première rondelle ne tombe.

Il y a un an, le CH était deux points, donc une victoire, au-dessus de ce à quoi nous étions en droit de nous attendre des cinq premiers duels de la campagne.

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Cette année, il est une victoire en dessous des légitimes attentes. Fâché, j’ajouterais qu’il lui manque aussi un point-boni, résultat d’une défaite après 60 minutes, ce qui ramènerait le CH à sept points de classement après cinq matchs.

Maintenant est-ce que la situation est catastrophique? Absolument pas! Même pas pour le principe d’être dans le mix, comme l’ont prétendu en cœur les dirigeants lors du tournoi de golf.

Au fait, «être dans le mix», ça veut dire quoi, au juste? Considérant que ça ne veut pas automatiquement dire «être en séries», toujours aux dires des dirigeants, la signification de l’expression thème de l’actuelle saison est aussi difficile à décortiquer que le système défensif de l’équipe.

L’urgence, donc, s’il faut en identifier une, est vraiment de resserrer le travail en tiers défensif, quitte à le simplifier au maximum, en demandant en revanche une application et un engagement total et entier des cinq joueurs sur la glace devant le gardien.

Un système bête et classique, quelque chose de facile à exécuter même pour les mêlés du groupe. Je pense que juste ça pourrait permettre de retrancher un revirement sur trois dont le CH se rend coupable.

Pas mêlant, le Canadien donne plus de rondelles à l’adversaire dans un match que Youppi! donne de câlins à Anthony Martineau dans une saison.

Alors... y a-t-il panique en la demeure? Non. Sauf dans la manière. Autant le Canadien peut être spectaculaire, autant il est d’une laideur incarnée dans son territoire. Faut y voir, c’est urgent!

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