J’ai affronté Nick Suzuki sur une patinoire

Anthony Martineau
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«Si je ne marque pas pendant quelques matchs, ne me démolis pas en ondes»!
C’est, en riant, la dernière phrase que m’a lancée Nick Suzuki après avoir passé une heure à mes côtés sur la patinoire du Complexe sportif CN de Brossard, lundi.
Sauter sur une glace avec Nick Suzuki. Une idée folle à laquelle je pense depuis plusieurs années. Pourquoi?
Parce que j’ai, comme plusieurs d’entre vous, toujours voulu comprendre. Comprendre ce qui différenciait vraiment ces gars-là, les «NHLers», des hockeyeurs, disons, plus normaux.
J’ai 31 ans. Je considère être en bonne forme physique. J’ai joué midget et junior AA au hockey. Quand je joue, encore aujourd’hui, ça se passe plutôt bien. Mais tout ça, et je l’ai bien constaté, c’est du vent lorsque tu affrontes le capitaine du CH.

Il y a un mois, j’ai contacté la vice-présidente aux communications hockey du CH, Chantal Machabée, pour lui faire part de mon projet. Je me disais que c’était peut-être ambitieux, surtout en pleine année olympique, mais bon. Qui n’essaie rien n’a rien, comme on dit.
Et comme de fait, en quelques instants et à ma grande joie, Chantal et Suzuki (à qui elle avait évidemment fait part de l’idée) ont accepté.
Nick Suzuki est cet été devenu le porte-parole du Shooter Tutor, un panneau de gardien amovible sur lequel sont intégrés de minuscules trous pour tester la précision des tirs. C’est un produit créé par la compagnie québécoise EnovSport, à laquelle est associé l’ancien capitaine de l’Impact de Montréal Patrice Bernier. J’avais vu Nick tester ledit produit en septembre, à Brossard.

Ma première idée était de l’affronter dans une petite épreuve de tirs de précision via cette plateforme, mais plus les jours passaient, plus mon plan se développait dans ma tête.
J’avais l’occasion d’avoir l’un des meilleurs centres sur 200 pieds de la LNH à mes côtés sur une glace. Aussi bien toucher à plusieurs aspects avec lui!
Nous avons donc abordé trois secteurs. Les mises au jeu, le maniement de rondelle et les tirs. Et ma façon de procéder était simple.
J’invitais Suzuki à m’expliquer d’où lui venait son aisance dans les trois départements, puis à me donner ses moindres trucs. Enfin, je l’affrontais.

Vous verrez dans notre avant-match de ce soir, dès 18h sur les ondes de TVA Sports, comment ça s’est passé. Je peux toutefois vous donner un petit scoop: tous les duels sont allés (largement) en faveur d’un des deux protagonistes. Et ce ne fut pas moi.
Nick, si tu ne marques pas pendant quelques matchs, je vais continuer à te critiquer en ondes. Après tout, c’est mon travail.
Mais je le ferai dorénavant en ayant la certitude absolue que je n’aurais pas fait mieux.