Tous les résultats
Publicité

VIDÉOS | «J’adore mon travail, mais ça me crée aussi de l’anxiété de performance»: Danny Gilmore a eu sa plus grosse année de travail en jouant dans «Alertes», «Alertes: Pelletier» et «Fem»

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2026-01-03T00:00:00Z

Partager

Malgré ses 30 ans de métier derrière la cravate et le fait qu’il joue dans l’une des séries les plus populaires du moment, Alertes, Danny Gilmore est loin d’avancer sur le pilote automatique.

Son personnage dans la fiction policière, le sergent-détective Guillaume Pelletier, a même eu droit à une minisérie dérivée, Alertes: Pelletier, qui est disponible depuis décembre dernier sur illico+, comme quoi le comédien qui a célébré son 52e anniversaire, durant les Fêtes, ne manque pas de travail malgré les difficultés financières de la télévision privée.

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

«C’est ma plus grosse année de travail à vie», a dit le sympathique comédien qui, en 2025, a tourné en même temps la cinquième saison d’Alertes, mais aussi Alertes: Pelletier, et Fem, n’ayant pas vraiment droit à des vacances durant l’hiver.

• À lire aussi: VIDÉO | Voyez la bande-annonce de la 6e saison d’«Alertes»

• À lire aussi: «Alertes: Pelletier»: pas de vacances bien méritées pour le sergent-détective Pelletier dans cette série dérivée d’«Alertes»

• À lire aussi: Vedette de la nouvelle série «Alertes: Pelletier» d’illico+: un premier rôle principal pour la comédienne Joëlle Paré-Beaulieu

«J’ai eu 150 jours de tournage l’an passé, c’est fou, et je ne peux pas m’empêcher de penser à mes amis qui ne travaillent pas présentement. Je ne me sens pas coupable, car j’en ai eu des années de marde. On ne se plaint pas, parce qu’on aime notre boulot, mais si j’étais aux États-Unis, je n’aurais pas besoin de faire trois affaires», a-t-il mentionné, soulignant que la rémunération est effectivement beaucoup plus élevée au pays de Donald Trump.

Publicité

Il n’avait pas réalisé qu’il bossait depuis 30 ans quand nous l’avons interviewé.

«Ça fait 30 ans, ça me fait de quoi... Wow!», a dit celui qui a amorcé sa carrière dans Les Feluettes, un film marquant dans lequel il donne la réplique à Rémy Girard, Aubert Pallascio et Marcel Sabourin.

Joël Lemay / Agence QMI
Joël Lemay / Agence QMI

Danny Gilmore n’est pas du genre à être au-dessus de ses affaires.

«J'ai toujours une relation dichotomique avec le travail. C'est-à-dire que, honnêtement, j'adore mon travail, mais ça me crée aussi de l'anxiété de performance. Ça ne s'améliore pas avec l'âge parce que les gens ont des attentes et il faut que je me dépasse.»

Il ressent même un inconfort quand on lui annonce qu’il a décroché un rôle. «Je me dis alors: yes, je l’ai eu. Mais en même temps, je fais comme: ouf, okay, puis let’s go», a-t-il raconté, disant qu’«on gagne à être humble dans ce métier».

CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI
CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI

«C’est important de prendre sa place. Mais pour faire ce métier, il faut que ton ego soit élastique parce qu’un jour tu es sur l’affiche et l’autre jour tu dois gagner ta vie en faisant autre chose, comme de la rénovation», a-t-il ajouté.

Publicité

Sa carrière n’a pas toujours été spectaculairement occupée, alors il sait de quoi il parle, lui qui, du reste, a toujours préféré «rester low profile».

«J’ai vécu des hauts et des bas, donc j’apprécie ce qui se passe en ce moment, mais ça ne gonfle pas mon ego. C’est une belle période et je suis très conscient que je suis un des chanceux qui gagnent sa vie dans une industrie en crise.»

PHOTO FOURNIE PAR ILLICO+
PHOTO FOURNIE PAR ILLICO+

«Je me questionne beaucoup sur la suite. Comment fera-t-on pour ramener les téléspectateurs plus jeunes à la télé. Il y a une combinaison présentement de l’intelligence artificielle, des jeunes qui délaissent la télé, la multiplication des plateformes et le modèle financier qui ne tient plus la route. Ce qui me fait peur, là-dedans, c’est qu’on ait une pointe de tarte qui soit vraiment trop réduite pour les projets qui, autrement, pourraient être plus ambitieux et dont le résultat pourrait être meilleur. Les miracles que l’on fait pourraient être mieux soutenus, être plus complets, jusque dans les décors et les costumes.»

Même le jeu des comédiens s’en ressent, croit celui qui, dans ses tiroirs, a «deux, trois scénarios de longs métrages», des projets qui pourraient se matérialiser quand Alertes terminera éventuellement son parcours.

Publicité

«Ça touche aussi le jeu des comédiens, car quand on n’a pas beaucoup de temps, tu fais: je vais jouer safe. Ça m’inquiète pour l’évolution de la qualité de ce qu’on peut livrer.»

CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI
CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI

Avec le temps, Danny Gilmore a gagné en confiance et a chassé le syndrome de l'imposteur qui le ralentissait.

«Et je fais moins les choses pour plaire aussi, pis on dirait que ça, ça plaît plus, curieusement. Un moment donné, je me suis mis à jouer à partir de ce que je ressentais, à partir de mes impulsions. Tout à coup, je suis devenu connecté avec moi.»

Produite par Pixcom, en collaboration avec Québecor Contenu, la sixième saison d’Alertes démarre le mardi 6 janvier, à 20 h, à TVA et sur TVA+. Quant à Alertes: Pelletier, la série en six épisodes est disponible sur illico+.

Du même auteur

• À lire aussi: «Je trouve ça excitant d’avoir tout ça à jouer»: le personnage d’Audrey Price prend de l’importance dans la série «Les Armes»

• À lire aussi: «C’est un cadeau de famille qu’on se fait»: Maripier Morin et Jean-Philippe Perras ont vécu toute la gamme des émotions durant leur projet de rénovation

• À lire aussi: VIDÉOS | «Jouer dans “Indéfendable” m’a redonné le goût de faire mon métier»: Maude Guérin est bouleversante dans la peau d’une victime de viol collectif, intrigue qui reprend ce lundi

Publicité
Publicité