«It’s like a boule de neige effect»: le franglais d'Alexandre Carrier résume à merveille l'un des plus grands maux du Canadien

Nicolas Cloutier
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« It’s like a boule de neige effect. »
C’est dans un franglais absolument charmant qu’Alexandre Carrier a résumé l’un des plus grands maux qui affligent le Canadien depuis le début de la série contre les Hurricanes. L’incapacité chronique à sortir du territoire qui cause une cascade d’ennuis.
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Dans le monde très anglophone du hockey où les anglicismes sont légion, même de la part des petits gars de chez nous, il y avait quelque chose de rafraîchissant à voir un joueur se fendre d’une de nos expressions pour se sortir d’embarras dans la langue de Shakespeare.
Mais on s’égare d’un problème important, peut-être le plus important du CH en ce moment : les sorties de zone. Elles peuvent expliquer en partie pourquoi la troupe de Martin St-Louis n’a tiré que 13 fois en presque quatre périodes, lundi soir.
Selon Sportlogiq, le Canadien s’est rendu coupable de 131 revirements en zone défensive en finale de l’Est, contre seulement 72 pour les Hurricanes. Le taux d’efficacité du CH en sortie de territoire est de seulement 45,7 % contre la Caroline, tandis qu’il était de 52,4 % contre le Lightning et de 54,6 % contre les Sabres.
« Les Hurricanes sont excellents en échec avant, a expliqué Carrier. On doit trouver des moyens de travailler ensemble pour sortir la rondelle. Quand on ne fait pas de bonnes sorties, on passe du temps dans notre zone et on ne peut pas appliquer de pression sur l’autre équipe. »

« On regarde beaucoup d’options, a mentionné Joe Veleno. Je ne les partagerai pas aux médias, mais il faut juste être plus connectés pour réussir à sortir plus facilement la rondelle. »
Parce que, quand le CH ne réussit pas une sortie franche en possession, il n’arrive pas non plus à entrer dans le territoire des Hurricanes et à installer son propre échec avant. Voilà le « boule de neige effect » illustré par Carrier.
La preuve : les Hurricanes ont récupéré pas moins de 369 rondelles en zone offensive en finale de l’Est, contre seulement 213 pour le CH.
Les « Canes » ont tenté 238 tirs ; le Tricolore, seulement 128.
Les hommes de Brind’Amour ont passé 27 minutes et trois secondes exactement avec la rondelle dans la zone du Canadien. Le CH a gardé la rondelle pendant 14 minutes et 16 secondes seulement dans celle des Hurricanes.
Voilà toute l’étendue du cercle vicieux engendré par les sorties de zone approximatives des joueurs du Tricolore. Ils dépensent tellement d’énergie à courir après la rondelle dans leur territoire qu’il n’en reste plus pour orchestrer une attaque par la suite.
Faut-il déplorer le manque d’exécution du Canadien dans cet aspect du jeu ou donner le crédit aux Hurricanes ?
« C’est les deux », s’est contenté de répondre un Martin St-Louis peu dithyrambique, avec aucune intention d’ouvrir son cahier de jeu.
En séries, on ne lui en tiendra pas rigueur.