Italie 2026 : un Brésilien devient le premier médaillé sud-américain aux Jeux d'hiver

AFP
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Le skieur brésilien Lucas Pinheiro Braathen, sacré dans le slalom géant des Jeux de Milan Cortina devant les Suisses Marco Odermatt et Loïc Meillard, a offert à l'Amérique du Sud sa première médaille olympique de l'histoire aux Jeux d'hiver, samedi à Bormio.
Après avoir survolé la première manche avec près d'une seconde d'avance sur Odermatt, l’étoile brésilienne, née il y a 25 ans à Oslo, a conservé 58/100e d'avance après le deuxième acte disputé sous la neige et la pluie pour apporter à son continent une médaille d'or historique.
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Né d'un père norvégien et d'une mère brésilienne, Pinheiro Braathen était déjà devenu en novembre à Levi (Finlande) le premier Brésilien à remporter une épreuve de Coupe du monde de ski alpin.
À Bormio, l'athlète iconoclaste, passionné de mode et de musique qui détonne dans un univers du ski plutôt conservateur, a fait plus fort encore pour écrire le plus beau chapitre d'une carrière mouvementée.
En 2023, il avait pris tout le monde de court en annonçant, en larmes, sa retraite sur fond de conflit avec la fédération norvégienne pour une question de droits d'image. Il est revenu quelques mois plus tard en représentant désormais le Brésil, le pays de sa mère où il a passé une partie de son enfance après le divorce de ses parents.
Son triomphe est aussi une revanche sur ses premiers JO catastrophiques à Pékin, il y a quatre ans, où il n'avait franchi la ligne ni en géant ni en slalom, discipline dans laquelle il sera encore l'un des favoris lundi à Bormio.
Samedi, il a construit son succès lors de la première manche où il a profité de son dossard 1 sur une Stelvio sans piège pour creuser, grâce à une partition parfaite, des écarts gigantesques.
Le Brésilien a ensuite réussi à garder ses nerfs dans la seconde manche pour «refermer le portillon» devant Odermatt, déchu de son titre de champion olympique de la spécialité, décroché en 2022 à Pékin.
Le Suisse, qui domine le ski alpin depuis quatre ans et à qui on promettait une potentielle razzia à Bormio, quitte la station de la Haute Valteline avec trois médailles, mais sans le moindre titre.
Quatrième de la descente, deuxième du combiné par équipes, troisième du super-G et deuxième du géant, «Odi» n'a pas raté ses Jeux, mais espérait mieux.