Italie 2026: mais qui est ce prodige américain qui fait des «backflips» et qui porte les lacets d’Alex Ovechkin?


Kevin Dubé
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Il n’a que 21 ans, il patine avec les lacets d’Alex Ovechkin et a ramené le salto arrière, ou backflip, aux Jeux olympiques pour la première fois en près de 30 ans. Voici Ilia Malinin, la sensation qui est devenue le visage des Jeux olympiques pour les Américains.
Si vous avez regardé le Super Bowl sur une quelconque chaîne américaine, dimanche soir, vous avez probablement vu à d’innombrables reprises ces publicités des Jeux où l’on voyait, notamment, Malinin se projeter en l’air pour exécuter sa manœuvre signature. Alors que, sur fond de tensions politiques, quelques athlètes américains ont déjà fait part de leur malaise face à certaines pratiques du gouvernement de Donald Trump, le patineur artistique ne fait pas dans la controverse.
Il est assurément le chouchou américain. L’horaire de ses prochaines compétitions est même mis à jour sur les pages de plusieurs sites américains. On le surnomme d’ailleurs le dieu du saut quadruplé (Quad God) en raison du fait qu’il a été le premier à exécuter un quadruple axel en compétition.
Déjà, dimanche, il a mis la main sur une première médaille d’or, lors de la compétition par équipe. Il poursuivra sa ruée vers l’or dès mardi avec le programme court.

Le fameux backflip
Justement, lors de la compétition par équipe, Malinin a réalisé le fameux saut périlleux arrière, une manœuvre qui avait été bannie des Jeux olympiques jusqu’à tout récemment. La dernière fois qu’on a vu un ou une athlète le réussir aux Olympiques, c’était en 1998, quand la Française Surya Bonaly l’avait effectué aux Jeux de Nagano. Elle avait toutefois été pénalisée en raison des règles en vigueur interdisant la manœuvre.

Et les lacets d’Ovechkin
D’ailleurs, Malinin a été aperçu à l’entraînement avec des lacets jaunes, rappelant un peu ceux qu’Alex Ovechkin a popularisés dans la LNH.
En fait, c’est un peu normal, puisque ce sont les lacets d’Ovechkin. L’attaquant des Capitals de Washington en a fait cadeau au patineur américain avant le début des Jeux. Malinin est né à Fairfax, en Virginie, à une trentaine de kilomètres de Washington. Il parle également couramment le russe, puisque ses deux parents sont nés en Ouzbékistan. Ils étaient d’ailleurs, eux aussi, des patineurs artistiques et ont représenté leur pays aux Olympiques.
Chose certaine, on risque d’entendre son nom souvent d’ici la fin des Jeux.
Pourquoi le saut périlleux arrière était-il banni?

Ça fait à peine plus d’un an que les patineurs artistiques sont autorisés à nouveau à pratiquer le salto arrière dans le cadre de compétitions internationales sanctionnées par l’Union internationale de patinage (ISU).
Depuis 1976, il était banni en raison du risque relié à la manœuvre. Cette décision avait été prise à la suite de la prestation de Terry Kubicka lors des Jeux d’Innsbruck. L’Américain y était allé d’un salto arrière et, tout de suite après, l’ISU avait pris la décision de bannir ce saut périlleux.
Toutefois, l’Union a revu sa position en juin 2024, retirant le salto arrière des sauts périlleux interdits. Depuis, Malinin et le Français Adam Siao Him Fa l’ont réussi dans le cadre de compétitions internationales.
Malgré tout, son exécution, aussi parfaite soit-elle, n’est pas récompensée outre mesure par les juges. Puisque son atterrissage doit la plupart du temps se faire sur deux pieds, il ne remplit pas les standards de saut de l’ISU et est davantage considéré comme une manœuvre acrobatique.
Une manœuvre plus que spectaculaire, il va sans dire.