Tous les résultats
Publicité

Israël promet une réponse sévère

AFP

AFP

2025-03-22T11:05:26Z
2025-03-22T13:47:47Z

Partager

L’armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes samedi contre des cibles du Hezbollah au Liban, après avoir menacé de répondre durement aux tirs de roquettes à partir du Liban.

Israël a indiqué avoir intercepté trois roquettes tirées samedi du sud du Liban voisin vers le nord de son territoire. Ces tirs n’ont pas été revendiqués dans l’immédiat.

Mais le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a ordonné à l’armée de frapper des dizaines de «cibles terroristes» au Liban. Et l’armée a ensuite annoncé dans un communiqué des frappes sur des cibles du Hezbollah libanais pro-iranien dans le sud du Liban.

Un accord de cessez-le-feu a mis fin le 27 novembre à deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le Hezbollah qui avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le mouvement islamiste palestinien Hamas au début de la guerre à Gaza en octobre 2023.

Le cessez-le-feu tient globalement, malgré des accusations mutuelles de violations répétées, et l’armée israélienne maintient des troupes dans le sud du Liban dans cinq positions stratégiques près de la frontière nord d’Israël.

Plus tôt dans la journée, le chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir, a promis une «réponse sévère» aux tirs de roquettes.

Publicité

«Nous ne pouvons permettre des tirs depuis le Liban sur les communautés de Galilée [nord]», a aussi dit le ministre de la Défense, Israël Katz.

Les sirènes d’alerte antiaérienne ont été déclenchées à 7 h 30 (05 h 30 GMT) à Metoula, un village du nord d’Israël proche de la frontière libanaise.

«Nous avons promis la sécurité aux communautés de Galilée et c’est exactement ce qui va se passer», a déclaré M. Katz. «Le sort de Metoula est le même que celui de Beyrouth.»

«Conséquences désastreuses»

Dans la matinée, l’agence nationale d’information libanaise ANI a fait état de tirs d’artillerie par les troupes israéliennes dans le sud du Liban contre plusieurs secteurs de la région.

L’armée libanaise a, de son côté, annoncé avoir «trouvé trois rampes de lancement de roquettes artisanales dans une zone située au nord du fleuve Litani» à quelque 30 km de la frontière israélienne, et «procédé à leur démantèlement».

Après l’annonce des tirs de roquettes vers Israël, le premier ministre libanais Nawaf Salam a alerté l’opinion «contre le risque que les opérations militaires ne reprennent à la frontière sud, soulignant que cela pourrait entraîner le Liban dans une nouvelle guerre, aux conséquences désastreuses».

Il a ajouté avoir contacté le ministre de la Défense, «afin de garantir que seul l’État a le pouvoir de décider de la guerre et de la paix».

La Force de maintien de la paix de l’ONU, déployée dans le sud du Liban près de la frontière israélienne, s’est dite «préoccupée» par une possible escalade.

Publicité

Le président libanais Joseph Aoun a, pour sa part, dénoncé «l’agression [israélienne] continue contre le Liban».

Après la trêve, l’armée israélienne a continué de mener des frappes au Liban, souvent meurtrières, prétextant cibler «des structures terroristes» du Hezbollah ou des membres ou des responsables de ce mouvement.

Déplacés

Au moment du déclenchement des tirs de roquettes contre Israël en solidarité avec son allié, le Hamas, en octobre 2023, le Hezbollah, financé par l’Iran, était un acteur incontournable de la vie politique au Liban et le plus puissant mouvement dans le pays.

En septembre 2024, les hostilités transfrontalières avaient dégénéré en guerre ouverte avec des bombardements massifs au Liban, notamment sur les fiefs du Hezbollah, avant un cessez-le-feu deux mois plus tard.

Le Hezbollah est sorti très affaibli de cette guerre et sa direction a été largement décimée.

Depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien, environ 60 000 personnes ont fui le nord d’Israël, dont seulement une partie d’elles sont rentrées ces dernières semaines après le feu vert des autorités.

Côté libanais, plus d’un million de personnes ont fui le sud du pays, dont environ 100 000 sont toujours déplacées, selon l’ONU.

Aux termes de l’accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide des États-Unis, Israël devait se retirer du sud du Liban, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU devraient être déployés.

Le Hezbollah, de son côté, devait démanteler ses infrastructures et se retirer au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.

Publicité
Publicité