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Iran: quatre nouvelles arrestations après l'attaque d'un sanctuaire chiite

AFP

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2023-08-14T08:13:22Z

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Les autorités iraniennes ont interpellé quatre nouveaux suspects, après l'arrestation de l'auteur d'une fusillade qui a fait un mort et huit blessés dimanche dans un sanctuaire chiite du sud du pays, ont indiqué les médias officiels lundi. 

La fusillade, qui n'a pas été revendiquée, survient moins d'un an après une attaque similaire sur le même lieu saint, le mausolée de Chah Cheragh à Chiraz, chef-lieu de la province de Fars.

«Quatre suspects ont été arrêtés pour leurs liens avec cette attaque», a rapporté l'agence de presse Irna.

Dimanche, le commandant des Gardiens de la Révolution islamique (l'armée idéologique de la République islamique) de la province de Fars, Yadollah Bouali, avait fait état à la télévision d'État de l'arrestation de l'auteur des tirs.

Selon Irna, une personne a été tuée et huit ont été blessées dans cette attaque, pour laquelle le gouverneur de la province du Fars, Mohamed Hadi Imanieh, a accusé le groupe jihadiste sunnite État islamique.

Il a indiqué à la télévision que l'assaillant cherchait «à venger deux terroristes exécutés» après avoir été condamnés pour l'attaque de l'an dernier.

Chah-Cheragh avait déjà été la cible d'une fusillade qui avait fait 13 morts et 30 blessés le 26 octobre 2022. Haut-lieu de pèlerinage, le mausolée abrite la tombe d'Ahmad, frère de l'imam Reza, le huitième imam chiite.

La fusillade avait été revendiquée par l'EI et deux hommes avaient été condamnés à mort et pendus en public à Chiraz le 8 juillet dernier pour leur implication dans l'attaque. Trois autres accusés avaient été condamnés à 5, 15 et 25 ans de prison pour appartenance à l'EI, avait alors indiqué Kazem Moussavi, le chef de l'autorité judiciaire de la province de Fars.

En novembre, les autorités avaient annoncé l'arrestation de 26 «terroristes takfiris» d'Afghanistan, d'Azerbaïdjan et du Tadjikistan en lien avec l'attaque.

En Iran, pays à majorité chiite, le terme takfiri désigne généralement les jihadistes ou les partisans de l'islam sunnite radical.

L'attaque contre le sanctuaire en octobre dernier était intervenue plus d'un mois après le début de manifestations déclenchées à travers le pays par la mort en détention de Mahsa Amini.

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