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Irak: trois morts, dont deux chefs d'un groupe pro-Iran, dans une frappe de drone à Bagdad

Agence France Presse

2024-02-07T20:14:04Z

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Trois personnes, dont deux dirigeants d'un groupe armé pro-Iran, ont été tuées mercredi dans la frappe de drone ayant visé un véhicule dans la capitale irakienne Bagdad, ont indiqué à l'AFP une source de sécurité et un responsable au sein de la faction visée.

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«Un drone a tiré trois roquettes contre une voiture 4X4» dans le quartier de Machtal dans l'est de Bagdad, a indiqué à l'AFP une source de sécurité s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Selon ce responsable au ministère de l'Intérieur, la frappe visait «deux responsables des Brigades du Hezbollah», un influent groupe armé irakien pro-Iran, qui a participé ces derniers mois aux dizaines d'attaques menées contre les troupes américaines et celles de la coalition internationale antijihadiste.

Un photographe de l'AFP dans le quartier a pu voir un important déploiement sécuritaire bloquant tout accès au site de la frappe.

Une deuxième source sécuritaire, confirmant également «des tirs de roquettes menés par un drone», a assuré que le véhicule transportait «un dirigeant du Hachd al-Chaabi», coalition d'ex-paramilitaires intégrés aux forces régulières et regroupant des groupes armés pro-Iran.

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Il y a près d'une semaine, les États-Unis ont mené des frappes en Syrie et en Irak contre des cibles des forces d'élite iraniennes et des groupes armés pro-Iran, en représailles à une attaque de drone le 28 janvier qui a tué trois de ses soldats stationnés sur une base américaine du désert jordanien à la frontière syrienne.

Depuis des semaines, l'Irak n'arrive pas à s'extirper des tensions régionales, malgré les intenses efforts diplomatiques avec ses partenaires américain et iranien notamment.

Depuis la mi-octobre, plus de 165 attaques ont visé les soldats américains et leurs partenaires de la coalition internationale antijihadiste en Irak et en Syrie. La plupart ont été revendiquées par une nébuleuse de groupes armés pro-iraniens appelée la «Résistance islamique en Irak».

Confrontées à la menace d'une riposte américaine après l'attaque en Jordanie, les Brigades du Hezbollah ont annoncé fin janvier «la suspension» de leurs attaques contre les forces américaines, tout en appelant leurs combattants à «pratiquer une défense passive en cas d'action américaine hostile à leur encontre».

Classées groupe «terroriste» par Washington et visées par des sanctions, les Brigades du Hezbollah --Kataëb Hezbollah en arabe-- ont déjà été visées ces dernières semaines par des frappes américaines en Irak.

Des responsables à Washington ont assuré que l'attaque de drone en Jordanie portait «l'empreinte des Kataëb Hezbollah».

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