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Bras de fer: invité au Kazakhstan, toutes dépenses payées

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2021-05-27T12:48:18Z

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L’histoire semble trop inhabituelle pour être vraie : le Québécois Alain Goyer se pinçait encore lui-même pour y croire, mercredi, au moment de prendre l’avion en direction du Kazakhstan, toutes dépenses payées, pour y disputer un «supermatch» de bras de fer.

Craintive, sa chère maman lui a d’ailleurs demandé d’être très prudent, se méfiant d’un quelconque piège comme le trafic d’organes...

«Ça ne se présentera pas deux fois, c’est un privilège pour moi de me rendre là-bas, il n’y a pas d’autres mots», a commenté Goyer, lors d’un entretien téléphonique.

Champion de tir au poignet au Québec et au Canada, l’homme de 45 ans a été invité pour cinq jours à Chardara dans le cadre d’une grande compétition où des champions du Kazakhstan défie des opposants en provenance de différents pays.

Goyer ne se lance pas dans l’inconnu total, puisque son contact kazakh est un ancien opposant qui l’avait défait lors d’un précédent championnat du monde, en Bulgarie, un dénommé : Magzhan Shamyiev.

«Magzhan m’avait exterminé comme un vulgaire insecte, se souvient-il, en riant. Mais nous avons conservé un lien.»

Cette fois, dans le cadre de ce «supermatch», le Québécois doit se mesurer à Nurdaulet Aidarkhan, ce dimanche 30 mai. Un voyage de cinq jours pour un duel 3 de 5 qui pourrait ne durer que quelques minutes au total.

Aidarkhan est huit fois champion du monde, six fois champion en Asie et 15 fois champion au Kazakhstan.

«Si j’y vais, c’est parce que j’y crois, a tranché le Québécois d’origine haïtienne à propos de ses chances de l’emporter. En le regardant dans les yeux, je compte imposer ma volonté. J’ai hâte car c’est une adrénaline que je ne retrouve pas ailleurs.»

Respecter la discipline

Au-delà du désir d’arracher la victoire au Kazakhstan, Goyer veut profiter de la tribune pour redonner ses lettres de noblesse à la discipline qu’est le bras de fer.

«Ce n’est pas juste un sport de tavernes, illustre celui qui est aussi directeur des communications pour l’association Les Bras de fer du Québec. Là où je vais, dans les pays de l’Europe de l’Est, la force, c’est d’ailleurs quelque chose qui est mise de l’avant, qui est vénérée. Ils reconnaissent et admirent la force.»

Avant de s’adonner au bras de fer, depuis environ cinq ans, Goyer a pour sa part pratiqué différents sports : du football à la boxe, en passant par le karaté, l’athlétisme et la gymnastique. Mais aucun d’entre eux ne lui avaient auparavant permis de voyager jusqu’au Kazakhstan, toutes dépenses payées.

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