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Intrigue dans un théâtre de Broadway

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Marie-France Bornais

Marie-France Bornais

2023-05-21T04:00:00Z

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Auteur de théâtre et romancier, gagnant de plusieurs prix littéraires, Victor Guilbert entraîne ses lecteurs dans une aventure où le théâtre occupe une large place dans son nouveau livre, Brouillards. Se déroulant à New York alors que la ville est frappée par un étrange phénomène météo, le thriller explore les coulisses du mystérieux Edmond Theatre, où un important objet a été caché. Et où un meurtre a été commis.

L’histoire débute par l’assassinat, par des agents de la CIA, d’un espion des services secrets français, Marcel Marchand. Il a été tué dans la réserve d’accessoires du Edmond Theatre.

Avant de mourir, Marchand, soupçonné de trahison, a eu le temps de dissimuler un mystérieux objet dans le fouillis de décors, de costumes et d’accessoires de scène. Et il a eu le temps d’écrire un nom sur un bout de papier : Boloren.

Or, l’ancien policier Hugo Boloren s’est trouvé une nouvelle occupation : il étudie pour devenir zythologue – un expert en bières. Les services secrets le recrutent et le chargent de retrouver l’objet tant convoité. Il doit s’infiltrer dans le théâtre de Broadway, coûte que coûte. Et il fera la rencontre de bien étranges personnages : une régisseuse qui ressemble à Mary Poppins, une vieille actrice qui a perdu la tête, un éclairagiste aveugle, un consul intrigant...

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Photo fournie par les Éditions Hugo et cie
Photo fournie par les Éditions Hugo et cie

Homme de théâtre et écrivain talentueux, Victor Guilbert avait depuis longtemps envie de camper une de ses histoires dans cet univers qu’il connaît très bien. « Je viens, à l’origine, du monde du théâtre », dit-il en entrevue. 

« J’ai commencé comme comédien, chanteur, puis je me suis mis à écrire des pièces de théâtre, des chansons. C’est mon troisième roman policier, mais le premier, Douve, c’était une pièce de théâtre, à l’origine. »

Le Edmond Theatre qu’il décrit dans le roman n’existe pas. 

« Ça faisait longtemps que j’avais envie de faire une enquête dans un théâtre et parce que ça s’y prête. Comme je n’habite pas très loin de Broadway, je trouvais ça amusant de créer une espèce de théâtre francophone dans Broadway. J’ai essayé de le rendre vaguement réaliste, mais... il n’existe pas ! »

Hugo Boloren, qui mène l’enquête, lui ressemble-t-il ? 

« En partie oui, en partie non. Il y a des choses qui sont un peu inspirées de moi, mais il y a beaucoup d’invention. C’est un personnage assez théâtral et j’ai mis plein de traits un peu forts, comme le fait qu’il soit passionné par la bière. C’est un personnage un peu mélancolique, un peu lunaire. »

Dans la brume

Victor Guilbert exploite également la météo dans l’intrigue, avec une brume qui persiste dans la ville. 

« J’aime bien le côté bizarre, un peu étrange de la brume. On l’associe toujours à quelque chose qui fait un peu peur. »

« Je trouve ça intéressant, la brume, à New York. C’est une ville verticale qu’on regarde la tête en l’air. Le fait qu’elle soit dans la brume, ça efface tout le côté gratte-ciel, étages. Ça enferme encore plus le théâtre, qui a déjà un côté huis clos assez fort. »

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