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Internationaux d’Australie: enfin, un peu de répit pour Félix Auger-Aliassime... en attendant de se mesurer à sa bête noire

Photo AFP
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-01-18T12:09:03Z
2024-01-18T19:23:44Z

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Félix Auger-Aliassime n’a pas eu à disputer l’un de ces matchs aux allures de marathon qui rendent les tournois du Grand Chelem aussi exaltants, jeudi. Trois jours après avoir mis cinq heures et autant de manches pour vaincre Dominic Thiem, le Québécois a assez facilement atteint le troisième tour des Internationaux d’Australie en triomphant du Français Hugo Grenier, un qualifié, dont il a disposé 6-1, 3-6, 6-1 et 6-2, jeudi.

C’est là une première en un an pour Auger-Aliassime. Durant sa saison 2023 pénible, marquée par un genou amoché, qui est d’ailleurs toujours habillé d’un ruban thérapeutique, et d’une perte de confiance, «FAA» n’avait passé la première ronde d’aucun tournoi majeur après avoir connu du succès en Australie, où il avait perdu à son quatrième match. 

Et maintenant... Medvedev

Mais le plus dur est encore à venir pour cette quinzaine, puisqu’il se mesurera dans la soirée de vendredi ou encore, dans la nuit de vendredi à samedi (à l’heure de l’Est), à un certain Daniil Medvedev, troisième tête de série, qu’il n’a encore jamais battu en six affrontements. 

La bonne nouvelle, c’est que le Russe, lui, s’est rendu jusqu’au bout de la nuit australienne afin d’obtenir son billet pour cette confrontation. 

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Daniil Medvedev
Daniil Medvedev Photo AFP

Opposé au Finlandais Emil Ruusuvuori, 53e joueur du monde, Medvedev a dû trimer très dur afin de combler un déficit de deux manches à zéro pour s’imposer 3-6, 6-7 (1), 6-4, 7-6 (1) et 6-0, en 4 h 23 min. 

Il était alors 3 h 40 et les oiseaux devaient commencer à chanter à Melbourne. 

Presque sans faille

Et comme les bonnes nouvelles viennent rarement seules, Félix s’est pour sa part montré presque sans faille dans cette victoire en deuxième ronde contre le 178e mondial. 

Si l’on exclut, bien sûr, ces 56 fautes directes (contre 40 coups gagnants) et cet accroc en deuxième manche, durant laquelle il s’est embourbé dans de longs échanges (une stratégie souvent payante pour ses rivaux). 

Mais au cœur d’une longue journée durant laquelle les grandes têtes ont souvent été poussées dans leurs derniers retranchements, quand elles n’ont pas été tout simplement éliminées, comme le Danois Holger Rune (8e), Auger-Aliassime a été plutôt étincelant face à son adversaire de 27 ans, davantage un habitué du circuit Challenger que de ces grands moments. 

  • Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB:

Relégué au rôle de 27e favori en Australie en vertu de ses insuccès de l’an dernier, le Montréalais (ou la fierté de L’Ancienne-Lorette, selon d’où l’on vient) a dominé en fond de terrain, débordant souvent Grenier avec sa puissance. 

Revers crève-cœur

Il lui faudra maintenant rééditer le scénario, en réduisant les fautes directes, pour espérer battre Medvedev. 

Un Medvedev qui lui avait assené un cruel revers sur ces mêmes courts, il y a deux ans en quarts, quand le Russe a pour la dernière fois avant jeudi comblé un déficit de deux manches à zéro, effaçant au passage une balle de match. 

En attendant cet intéressant et possiblement excitant duel, toutefois, Félix peut ranger sa victoire contre Grenier dans la section «celles qui sont bonnes pour la confiance» de son classeur. 

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