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Interdiction des saveurs de vapotage: le marché illégal gagne du terrain, selon un sondage

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Photo portrait de Nicolas St-Pierre

Nicolas St-Pierre

2025-07-10T19:00:00Z

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Malgré leur interdiction, les ventes de produits de vapotage aromatisés ont connu une forte hausse au Québec dans la dernière année, révèle un sondage Léger.

Ces produits demeurent non seulement disponibles, mais également faciles d’accès à travers la province.

Au cours des 12 derniers mois, 76% des vapoteurs qui ont participé à l’étude réalisée pour Imperial Tobacco Canada disent avoir acheté au moins un des produits de vapotage dont la vente est interdite dans le cadre de la législation.

Cette hausse marquée de 8 points de pourcentage par rapport à un sondage similaire effectué à l’automne 2024 parle d’elle-même, selon Éric Gagnon, vice-président des affaires corporatives et réglementaires à Imperial Tobacco Canada.

«Au Québec, on manque de volonté à faire respecter la réglementation. Plus le temps avance, plus il semble y avoir une banalisation entourant la vente de ces produits.»

«Ça fait longtemps que les groupes de santé, l’industrie et les médias disent que le problème est grandissant. Le gouvernement doit assumer sa réglementation et la faire respecter», soutient-il.

Achats en boutique en hausse

Toujours selon les résultats obtenus par le sondage Léger effectué du 10 au 24 avril 2025, l’achat de produits aromatisés dans des boutiques spécialisées a lui aussi connu une hausse significative dernièrement, passant de 40% en 2024 à 52% en 2025, en dépit de l’interdiction.

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«On a visité plusieurs boutiques et on s’est rendu compte que 14 des 15 [établissements] où nous sommes allés vendaient toujours des produits illégaux. Donc, quand le gouvernement nous dit que les inspecteurs sont actifs, je me demande comment ils fonctionnent», explique M. Gagnon.

«Si on n’est pas capable de faire respecter la réglementation, qu’on encadre le vapotage de manière différente au Québec parce que, clairement, ce qui a été proposé et mis de l’avant ne fonctionne pas actuellement», a-t-il renchéri.

En date de juin 2024, 42 avertissements de non-respect de la réglementation avaient d’ailleurs été donnés par des inspecteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Quelque 45 constats d’infraction étaient alors également en traitement par le Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Des pistes de solutions

Celui qui dit craindre d’éventuels problèmes de santé publique à cause de ce marché illégal estime que le gouvernement pourrait envisager un modèle complémentaire, semblable à celui de la SQDC, pour offrir des produits de nicotine aromatisés dans un cadre strictement réglementé.

Parmi les recommandations faites par Imperial Tobacco Canada, on retrouve un programme analogue à Accès-Tabac, mais pour le vapotage.

La compagnie soutient que cela permettrait aux forces de l’ordre d’agir envers les contrevenants, et pourrait facilement aider à contrôler le problème des produits illégaux.

«La réglementation actuelle sur le vapotage au Québec, malgré de bonnes intentions, contribue involontairement à la croissance du marché illicite. Il est encore temps d’agir et de renverser la situation, mais pour ce faire, il faut rassembler tous les acteurs concernés autour de la table», a conclu M. Gagnon.

L’étude a été réalisée auprès de 1005 Québécois âgés de 18 ou plus, dont 500 consommateurs de cigarettes électroniques.

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