Inquiétudes liées au Moyen-Orient: Wall Street termine en baisse de 1,61%
AFP
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Les indices vedettes de la Bourse de New York accélèrent leur chute jeudi, plombés par la nouvelle flambée des prix du pétrole au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, ravivant les craintes inflationnistes.
Le Dow Jones a perdu 1,61 % après avoir chuté de plus de 2 % en séance. L’indice Nasdaq a reculé de 0,26 % et l’indice élargi S&P s’est replié de 0,56 %.
Vers 13h30, le Dow Jones chutait de 2,08 %, l’indice Nasdaq reculait de 1,26 % et l’indice élargi S&P 500 perdait 1,32 %.
« Les montagnes russes observées cette semaine se poursuivent ce matin, avec cette fois une tendance à la baisse », note Patrick O’Hare, de Briefing.com.
« Le pétrole influence les actions, car les marchés pétroliers ont une vision beaucoup plus claire de la situation dans le Golfe que les traders » boursiers, assure auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.
Les opérateurs du marché pétrolier « déploient d’énormes efforts pour se tenir informés de l’offre et de la demande de pétrole et sont très sensibles à tout problème d’approvisionnement ou à tout choc dans ce domaine », ajoute l’analyste.
Après une pause la veille, les cours du brut ont repris leur ascension jeudi, le Brent avançant de plus de 3 %, le WTI nord-américain gagnant plus de 4 %.
Depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran, ils ont gagné plus de 15 %.
« Nous sommes tous concentrés sur la situation au Moyen-Orient, qui reste instable, ce qui est interprété comme signe de volatilité pour les marchés », souligne Steve Sosnick.
Les experts craignent qu’une flambée durable des prix de l’énergie se répercute largement sur les prix payés à la caisse par les ménages.
Les États-Unis sont un important producteur de pétrole, avec plus de 13 millions de barils chaque jour, ce qui signifie que le pays « est moins susceptible de subir un choc d’approvisionnement » énergétique, assure M. Sosnick.
« Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il est à l’abri d’une hausse des prix », ajoute-t-il.
Ces inquiétudes continuent à faire grimper les taux obligataires. Le rendement des emprunts de l’État américain à 10 ans évoluait autour de 4,14 % contre 4,10 % la veille en clôture et 3,94 % vendredi, avant le début de la guerre au Moyen-Orient.
Habituellement, en temps d’incertitudes géopolitiques, les investisseurs se ruent sur les obligations, ce qui fait diminuer les taux qui évoluent en sens contraire.
Côté indicateurs, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis sont ressorties légèrement en deçà des attentes la semaine passée (+213 000, contre 215 000 escomptées).
Au tableau des valeurs, le spécialiste des puces électroniques Broadcom (+4,61 % à 332,16 dollars) était porté par des résultats supérieurs aux attentes pour le premier trimestre de son exercice décalé, notamment un bénéfice net par action de 2,05 dollars contre 2,03 dollars attendus.
Ses prévisions ont aussi ravi les marchés : l’entreprise table notamment pour le trimestre en cours sur un chiffre d’affaires de 22 milliards de dollars.
L’entreprise « semble avoir une forte visibilité sur ses dépenses jusqu’en 2028 », soit plus loin que le mastodonte Nvidia, assure Ryuta Makino, de Gabelli Funds.
La plateforme de marketing digital The Trade Desk s’envolait de plus de 23 % à 31,14 dollars après un article du média The Information assurant qu’OpenAI, le créateur de ChatGPT, serait en discussion avec l’entreprise pour vendre des encarts publicitaires.