Infection à la COVID-19: une banque de 10 jours de congés de maladie payés


Geneviève Lajoie
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Les citoyens devant s’isoler en raison de la COVID-19 pourront prendre jusqu’à 10 jours de congés de maladie payés, sous réserve de l’adoption du plan de relance économique de Justin Trudeau dès la rentrée parlementaire à Ottawa.
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Cette banque de congés visant à freiner la propagation du virus sera entièrement financée par le gouvernement fédéral.
« Le montant va être transféré aux provinces. Le ministre du Travail au Québec, Jean Boulet, va mettre en place un système, donc c’est une question de temps pour que ce soit mis en place, et ce sera financé à 100 % par le gouvernement fédéral », a précisé mercredi le premier ministre François Legault.
Cette nouvelle « prestation canadienne de maladie » fournira 500 $ par semaine pendant un maximum de deux semaines aux travailleurs qui sont malades ou qui doivent s’isoler pour des raisons liées à la COVID-19.
Pas seulement pour les politiciens
Plusieurs politiciens québécois ont dû se placer en isolement préventif dans les dernières heures après avoir côtoyé la mairesse de Longueuil, déclarée positive au coronavirus.
- ÉCOUTEZ l'entrevue avec Émilise Lessard-Therrien, députée solidaire de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, à QUB radio:
C’est le cas notamment des ministres François Bonnardel, Simon Jolin-Barrette et Chantal Rouleau. La députée solidaire Ruba Ghazal s’est aussi isolée de manière préventive après une rencontre avec le ministre Jolin-Barrette.
Mais tous les Québécois n’ont pas la possibilité de faire du télétravail, a fait valoir mercredi la chef parlementaire solidaire, Manon Massé.
Certains ne peuvent pas non plus se permettre de perdre ne serait-ce qu’une seule journée de salaire.

Une situation qui a incité Québec solidaire à réclamer rapidement une banque de congés de maladie pour tous les citoyens qui doivent s’isoler en attente d’un test de COVID-19 ou qui doivent rester à la maison, parce que leur enfant est en isolement préventif.
« Personne [ne devrait avoir] à choisir entre la santé publique et la santé financière », a-t-elle insisté, au terme d’une réunion de deux jours des députés solidaires à Wendake en prévision de la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale.
Pas les moyens
Manon Massé estime que c’est le devoir des élus de montrer l’exemple.
« Mais ce n’est pas tout le monde qui peut faire ça, a-t-elle signalé. Les Québécois ont majoritairement deux journées de maladie payées. Alors, se mettre en confinement, ça veut dire qu’ils doivent payer de leurs poches ! »
— Avec Michelle Lamarche
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