Indépendance et guerre commerciale: «Chaque province agit déjà en pays», dit PSPP
Agence QMI
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Malgré le contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, maintient que le projet d’indépendance du Québec a toujours sa place.
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Même s’il convient qu’il y a de meilleurs moments que d’autres pour faire un référendum, il estime que l’unité canadienne mise de l’avant par le gouvernement libéral n’est pas si unifiée qu’elle pourrait le paraître.
«Il y a des moments mal choisis pour des changements importants, et ça, le Parti Québécois l’a reconnu durant la campagne [dans Terrebonne], dit-il en entrevue à LCN. Ça, c’est vrai.»
«Maintenant, c’est également vrai que l’on tente de nous dire qu’il n’y a jamais eu autant d’unité canadienne alors que dans les faits, n’importe qui qui suit la politique voit que les provinces agissent n’importe comment dans une cacophonie où chaque province agit déjà en pays, ajoute-t-il. On a tenté de mousser la fierté canadienne. On l’a vu dans le discours de départ de Justin Trudeau. C’est vraiment "on est canadien parce qu’on n’est pas américain".»
Selon M. St-Pierre Plamondon, les arguments utilisés par le Canada pour justifier le fait qu’il ne faut pas devenir le 51e État s’appliquent au Québec.
«Pour la logique d’être plus gros vis-à-vis des États-Unis, si la logique c’est toujours d’être plus gros, quitte à être représenté par des gens qui ne nous ressemblent pas, joignons-nous aux États-Unis, on va toujours être plus gros», affirme le chef du PQ.
«La logique canadienne est quand même incomplète parce que l’indépendance serait bonne pour le Canada [...], mais quand c’est le Québec qui est un peuple et une nation, là, c’est différent, continue-t-il. Je pense que le Québec pourrait avoir des relations diplomatiques avec les États-Unis et qu’on aurait été une voix plus claire, plus audible et qu’on aurait eu une meilleure stratégie que ce qu’on a vu dans les dernières semaines.»
Ce contexte particulier lors duquel le sentiment d’unité canadienne semble plus fort rend la victoire de Catherine Gentilcore à l’élection partielle de lundi encore plus savoureuse pour M. St-Pierre Plamondon.
«D’avoir justement eu l’appui des gens [à Terrebonne], ça a encore plus de valeur pour nous, je dirais, affirme-t-il. On ne nie pas que ce n’est pas un contexte normal.»
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus