Éric Duhaime ferme la porte maintenant, mais n'écarte pas l'indépendance comme solution pour le Québec dans l'avenir.
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«Que le dernier qui rentre laisse la porte ouverte s’il vous plait», disait Jacques Parizeau en 1994 pour appeler au rassemblement des souverainistes.
Éric Duhaime, lui, propose plutôt de «fermer la porte, mais de ne pas jeter la clé dans le fleuve». De passage à l’Institut de courtage pour faire la cour à la communauté anglophone de Montréal, le chef conservateur a promis de ne pas tenir de référendum sur l’indépendance du Québec s’il est élu à la tête de la province.
Mais si un référendum avait lieu aujourd’hui, voterait-il contre l’indépendance du Québec ? «Dans le contexte actuel, absolument», a-t-il répondu.
Écoutez l'entrevue avec Éric Duhaime à l’émission de Benoit Dutrizac diffusée chaque jour en direct 12 h 03 via QUB radio :
Le chef conservateur a expliqué que les jeunes n’ont pas d’appétit pour la souveraineté. «Regardez tous les sondages et parlez aux jeunes. Il y a une nouvelle réalité, et on ne peut pas faire un pays contre la volonté de la nouvelle génération», a-t-il fait valoir.
Au peuple d'en décider
Or, la responsabilité d’un premier ministre serait également d’assurer que le peuple québécois ait la possibilité de choisir l’indépendance s’il le décide, selon Éric Duhaime.
«Je veux m’assurer que les prochaines générations, si elles changent d’idée, qu’elles puissent avoir l’option», a-t-il dit.
M. Duhaime estime que pour l’instant le fait français «peut prospérer de façon très positive» à l’intérieur du Canada. Mais d’autres circonstances pourraient, selon lui, rendre le projet indépendantiste pertinent «dans une décennie, deux décennies, ou cinq décennies».
«Le fait français, je pense qu’il peut prospérer de façon très positive à l’intérieur de la Confédération canadienne à l’heure actuelle, mais si la majorité en arrive à des conclusions différentes dans une décennie, deux décennies ou cinq décennies, il faut qu’elle ait l’opportunité de pouvoir le faire.»
«Ce n’est pas une question qui se règle en une année ou deux, ça peut évoluer», a-t-il conclu.
