Importance de jouer un match complet: «Il faut jouer 60 minutes en séries»
Le Canadien s’est fait brasser la cage par les Capitals en première période

Dave Lévesque
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WASHINGTON, D.C. | S’il y a une leçon à retenir du premier match de cette série, c’est l’importance d’offrir une performance complète.
«Il faut jouer 60 minutes dans les séries et je crois que ça se transporte dans le match suivant, tu ne peux pas juste prendre un pas de recul et les laisser aller. Il faut garder le pied sur l’accélérateur.»
C’est le genre de chose que les joueurs de l’équipe perdante vont dire, surtout que le Canadien s’est fait dominer en première période. Sauf que ça vient d’Anthony Beauvillier des Capitals. Preuve que ce match s’est un peu déroulé en deux phases.
«Ils sont sortis des blocs en première période avec l’énergie qui émanait de l’aréna. La deuxième période a été assez égale et nous avons pris le contrôle en troisième», a froidement analysé Kaiden Guhle du Canadien comme pour compléter ce qu’avait dit Beauvillier dans l’autre vestiaire.
Nervosité
Une chose que les joueurs des Capitals n’ont sans doute pas dite, toutefois, c’est qu’ils étaient nerveux dans la première portion de la première période. Parce qu’ils étaient huit chez le Canadien à jouer leur premier match dans les séries éliminatoires, en incluant le gardien Jakub Dobes, qui est resté sur le banc.
«Les gars étaient un peu nerveux, l’exécution n’était pas super bonne, surtout dans les sorties de zone, les gars se sont bien battus même si ça n’a pas été notre meilleur départ», a confirmé Samuel Montembeault, qui était l’un de ces huit joueurs malgré ses 28 ans.
Nick Suzuki, qui a inscrit le but qui a forcé la prolongation en troisième période, souhaite que cette première expérience permette à l’équipe de progresser rapidement.
«Nous n’avons pas joué notre meilleur hockey, la pression nous a affectés et à mesure que le match a progressé, ça s’est mis à aller mieux. J’espère qu’on aura un meilleur début de match la prochaine fois.»
Très physique
Les Capitals sont costauds et rapides et ils ne se sont pas gênés pour brasser les joueurs du Canadien, surtout en première période, au cours de laquelle ils ont distribué 20 de leurs 42 mises en échec.
«En première période, ils frappaient tout ce qui bougeait et de notre côté, c’était une première pour plusieurs d’entre nous», a laissé tomber Guhle pour expliquer que l’équipe s’est fait secouer le pommier.
Auteur de deux buts et une passe, Alex Ovechkin a d’ailleurs été le plus robuste de sa bande avec sept mises en échec.
Au moins, à mesure que la rencontre a progressé, la domination physique des Caps est devenue un peu moins marquée.
Le meilleur
Même s’il a 39 ans et qu’il patine pas mal moins qu’avant, Ovechkin a tout de même trouvé le moyen d’être le meilleur des siens en participant à tous les buts et en marquant le premier but de sa carrière en prolongation lors des séries éliminatoires.
«C’est pas mal fou quand tu y penses! Il a joué tout un match ce soir», a lancé Anthony Beauvillier.
«Il a fait ça toute sa carrière, alors il faut être éveillé quand il est sur la glace, a pour sa part prévenu Nick Suzuki. Nous devons faire un meilleur travail parce qu’on ne peut pas lui permettre d’avoir de l’espace dans l’enclave.»
Samuel Montembeault, qui a eu le gros numéro dans le visage une bonne partie de la soirée, ne peut qu’être d’accord.
«Il faut limiter son espace. On sait que ce n’est pas le gars le plus rapide, mais on sait que s’il a une seconde, il peut décocher, surtout en avantage numérique.»