Tous les résultats
Publicité

Implication physique et nez dans le trafic: Kirby Dach et ces choses qui ne se mesurent pas

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-02-03T17:00:00Z
2026-02-03T18:31:19Z

Partager

SAINT PAUL | En raison de son historique de blessures et de sa tendance à connaître des séquences inégales, on va attendre avant de crier victoire. Cependant, depuis quelques matchs, Kirby Dach joue comme un ailier qui mérite une place régulière sur le premier trio.

• À lire aussi: Satisfait, même dans la défaite

«Je me sens en confiance, a déclaré l’attaquant de 25 ans, après le match face au Wild. Quand tu répètes les bonnes choses soir après soir, tu finis par être récompensé. Ce que je dois continuer de faire, c’est de cocher toutes les cases et faire ce que l’équipe attend de moi dans des moments précis.»

Ce que l’équipe attend du gros Albertain, c’est de l’implication physique. Les cases dont il parle s’énumèrent comme suit: appliquer de l’échec avant, être intense le long des rampes et efficace en protection de rondelle.

C’est justement une succession d’événements comme ceux-ci qui ont failli lui permettre de niveler la marque en première période, lundi soir, au Minnesota. Le même genre de jeu qui lui a donné l’occasion de préparer le but de la victoire, samedi, à Buffalo.

Publicité

C’est également ne pas hésiter à se placer le nez dans la circulation, comme il l’a fait pour donner les devants au Tricolore face au Wild.

Le genre de réaction en chaîne qu’il faudra mettre de l’avant de plus en plus souvent dans le dernier tiers de la saison, qui s’amorcera au retour de la pause olympique, et lors des séries éliminatoires qui s’ensuivront.

Vous savez, ces moments de l’année où il est pratiquement impossible de marquer sans bûcher son chemin jusqu’au filet adverse et où l’espace et le temps se créent à coups de mises en échec.

Le candidat idéal?

De retour au jeu depuis le 20 janvier, après avoir raté 31 matchs, Dach aura mis un peu plus d’une semaine avant de reprendre son envol. Même s’il a jeté les gants à Boston lors de son troisième match, c’est réellement depuis la visite de l’Avalanche qu’on le sent davantage dans son élément.

«Quand tu rates autant de temps, ton synchronisme, tes touches et ta lecture du jeu peuvent mettre du temps à revenir. Je trouve qu’il fait les bonnes choses, qu’il travaille fort. Il progresse et c’est plaisant à voir», a indiqué Nick Suzuki.

À ses trois derniers matchs, il a récolté quatre points, dont deux buts. Ça, c’est ce qui se mesure, comme le répète souvent l’entraîneur-chef du Canadien.

Publicité

«Mais, il nous donne également du bon hockey sur des choses difficiles à mesurer», a soutenu St-Louis.

Ce n’est donc pas surprenant qu’il lui ait redonné une place à la droite de Cole Caufield et de Suzuki. Un poste redevenu disponible en raison de la blessure au bas du corps qui afflige Alexandre Texier depuis deux matchs.

Reste à voir si ce sera suffisant pour convaincre la direction que Dach est le candidat idéal pour compléter le premier trio de l’équipe ou si elle jugera qu’il vaut mieux aller chercher du renfort ailleurs. Que ce soit cette saison ou l’an prochain.

En bonne posture pour le congé

Initialement, le Canadien devait tenir un entraînement à Saint Paul avant de déménager ses pénates à Winnipeg, où il disputera, mercredi, son dernier match avant la pause olympique. St-Louis a plutôt choisi de donner congé à ses joueurs. Une décision qui a sans doute fait grand plaisir aux défenseurs de l’équipe, à l’exception de Lane Hutson qui passerait, s’il le pouvait, 24 heures par jour sur une patinoire.

Puisque St-Louis a confiné Arber Xhekaj au banc pendant pas mal tout le match, les cinq autres arrières du Canadien en ont eu pour leur argent. Autant Hutson (25 min 55 s), Mike Matheson (25 min 41 s), Noah Dobson (25 min 10 s), Kaiden Guhle (20 min 41 s) ont franchi la barre des 20 minutes de jeu. Alexandre Carrier l’a ratée de peu avec un temps d’utilisation de 19 min 42 s.

L’entraîneur du Canadien peut se permettre d’hypothéquer ses éléments les plus fiables, considérant qu’il ne reste qu’un seul match avant de partir en vacances pour trois semaines.

D’ailleurs, peu importe le résultat de la visite à Winnipeg, le Tricolore est assuré de partir pour ce long congé dans le portrait des séries. Il le doit en grande partie à la dernière semaine qu’il vient de connaître. Une séquence de 3-0-1 qui lui a permis d’atteindre le plateau des 70 points et de creuser l’écart avec les équipes qui sont, pour l’instant, exclues de la grande danse du printemps.

Disons qu’on est loin de l’an dernier où, après 56 matchs, le Canadien affichait 55 points au compteur et occupait le 13e rang dans l’Est.

Publicité
Publicité