Impact de la série «Heated Rivalry»: «On est prêt à accueillir quiconque voudrait sortir du placard», assure le capitaine du CH Nick Suzuki


Kevin Dubé
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Si vous n'avez pas encore entendu parler de la série «Heated Rivalry», c'est probablement que vous vivez sous une roche ou que vous avez trouvé le moyen de vous installer sur Mars.
Si c'est la deuxième option, on vous félicite. Vous êtes un pionnier. Désolé, toutefois, que le réseau Wi-Fi ne soit pas encore à point.
Mais pour les autres, la série canadienne suscite les passions aux quatre coins de la planète et raconte l'histoire de deux joueurs de hockey vedette, Shane Hollander et Ilya Rozanov, et de leur histoire d'amour secrète au sein d'un milieu encore immensément conservateur.
De passage sur le plateau de «Tout le monde en parle», dimanche, Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky, Alexandre Texier et Oliver Kapanen - les quatre joueurs du CH qui iront aux Olympiques -, ont été questionnés au sujet de cette télésérie qui n'a pas rallié que des amateurs de hockey.
«[L'homosexualité d'un coéquipier] est une situation qui n'est pas arrivée souvent dans le hockey récemment. On ne sait jamais ce qui peut arriver. En tant qu'équipe, nous sommes prêts à accueillir quiconque voudra sortir du placard. On est un groupe très ouvert et nous nous acceptons tous comme nous sommes. Ça ne changerait pas si quelqu'un sortait du placard, qu'il soit dans notre équipe ou une autre.»
Encore un tabou?
Rappelons qu'à ce jour, aucun joueur régulier de la LNH n'a affiché ouvertement son homosexualité. Le défenseur Luke Prokop était devenu, en juillet 2021, le premier joueur affilié à une équipe du circuit Bettman à l'annoncer publiquement. Ce dernier évoluait toujours dans les rangs juniors à ce moment et joue maintenant pour les Condors de Bakersfield, dans la Ligue américaine de hockey.
Malgré l'immense tabou qui semble persister à ce sujet, Alexandre Texier ne croit pas que l'homosexualité en soit un.
«Je ne pense pas que ce soit un tabou, a-t-il assuré. Dans le monde du hockey, on prend part aux soirées pour souligner la fierté et l'inclusion [pride nights]. Je pense que c'est important. Ce n'est pas que dans le sport, dans la vie en général. En tant que joueur de hockey et membre du Canadien, on acceptera et je ne pense pas qu'il y ait de tabou là-dessus.»