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Impact de la capture de Maduro sur le Canada: «Le retour de la grande peur de l’annexion»

TVA Nouvelles

2026-01-05T19:37:46Z

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En capturant le président vénézuélien, les États-Unis ont montré jusqu’où ils sont prêts à aller pour intervenir dans un autre pays, ce qui pourrait ramener en force les craintes de l’an dernier d’annexion du Canada, selon Antoine Robitaille.

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Lors du Bilan de 12h30 à LCN lundi, le chroniqueur s’est dit surpris que les États-Unis ne voilent à peine les raisons réelles qui l’ont poussé à intervenir au Venezuela, samedi.

«On voit les États-Unis intervenir ainsi et ne même pas mentionner la démocratie, dit-il. Avant, les États-Unis se drapaient de vertu, même en Irak ou ailleurs, alors que souvent, c'était [pour] le pétrole qu’ils agissaient.»

Depuis l'attaque, le président américain ne cesse de faire allusion à d'autres potentielles cibles, notamment Cuba, la Colombie et même le Mexique.

Le Groenland serait d’ailleurs à nouveau dans la mire de l’administration Trump.

Si le président américain réussissait à annexer ce territoire, il pourrait y avoir des conséquences directes sur la capacité du Canada à faire davantage de commerce avec d’autres partenaires, selon le chroniqueur.

«Si les États-Unis appliquent leur thèse de domination hémisphérique dans l'hémisphère nord et s'ils vont chercher le Groenland, est-ce qu'ils vont finalement nous permettre de diversifier notre économie?», demande-t-il.

«Est-ce qu'ils vont faire en sorte, au fond, que notre économie soit affaiblie à un point tel que c'est au Canada même que des voix vont s'élever à un moment donné pour dire oui, on veut comme devenir un protectorat ou s'associer aux États-Unis», continue-t-il.

C’est pourquoi le geste de cette fin de semaine ne doit pas être pris à la légère par le Canada, selon lui.

«C'est ça qui commence à être vraiment inquiétant, avance M. Robitaille. Ça a commencé par une blague, le 51e État. Après, on s'est dit, il a quand même l'air assez sérieux. Puis là, bien, avec des gestes comme ceux d'hier, bien, ça prend une importance encore plus grande.»

«C'est le retour finalement de la grande peur [...] de l'annexion et d’un affaiblissement tel que, justement, le Canada cherche à s'en sortir par tous les moyens peut-être en s'agenouillant devant les États-Unis», renchérit-il.

Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus

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