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Immortalisé par le Blizzard et malgré tous ses succès, Patrice Bergeron demeure toujours aussi humble: «Je ne me sens pas nécessaire là»

Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-09-14T20:35:48Z

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Une Coupe Stanley, un record de six trophées Selke, deux médailles d’or aux Jeux olympiques, une au Championnat du monde et une autre à la Coupe du monde. Malgré tous ces accomplissements, Patrice Bergeron continue d’afficher une humilité désarmante.

Dimanche, le Blizzard du Séminaire Saint-François a retiré le chandail numéro 23 qu’il a porté lors de la saison 2001-2002, au sein de l’organisation, avant de faire le saut la saison suivante dans la LHJMQ, avec le Titan d’Acadie-Bathurst, puis, un an après, de débuter ce qui allait être une carrière remplie de succès dans la LNH, avec les Bruins de Boston.

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Un honneur qui s’ajoute à celui du Temple de la renommée de la LHJMQ, qui l’a intronisé en 2024, et, soyons honnêtes, qui ne sera pas le dernier.

Les Bruins de Boston ont déjà indiqué qu’ils retireraient son numéro 37 au moment opportun, et il sera admissible au Temple de la renommée de la LNH en 2026.

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Mais clairement, Bergeron est plus à l’aise à remporter des mises au jeu qu’à recevoir des honneurs.

«Ça fait toujours spécial. La première chose qui me vient, c’est que je l’accepte avec humilité parce que je ne me sens pas nécessaire là. Mais c’est sûr que c’est flatteur et que ça fait chaud au cœur», a-t-il mentionné dimanche, peu de temps après que son numéro 23 a rejoint le 8 de Simon Gagné et le 9 de Joé Juneau, en plus des bannières de Bob Chevalier (bâtisseur) et de Jean-Louis Létourneau (entraîneur-chef), parmi les immortels de l’organisation du Blizzard.

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«J’ai pris ce qu’il restait»

D’ailleurs, la saison 2001-2002 fut la dernière lors de laquelle Bergeron a porté le numéro 23 puisque, dès la saison suivante, il a porté le 37 avec le Titan d’Acadie-Bathurst, nombre qui l’a par la suite suivi tout au long de sa carrière dans la LNH.

Et l’histoire derrière le choix de ces deux numéros est plutôt cocasse.

«J’étais à Bathurst à 16 ans et je me suis fait couper vers la fin, donc l’équipe était déjà faite ici et tous les joueurs avaient déjà choisi leurs numéros. J’ai donc choisi ce qui restait. Puis, à 17 ans, je suis arrivé à Bathurst et j’ai fait l’équipe, mais comme j’étais une recrue, j’ai pris ce qui restait et j’ai pris le 37. Rendu à Boston, c’est comme si le 37, j’avais aimé le numéro, ça s’était bien passé à Bathurst, alors je l’ai gardé.»

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Encore actif

Retraité depuis la fin de la saison 2022-2023, Bergeron n’a toujours pas dérogé de son plan, qui était de s’occuper de ses quatre enfants, Zack, Victoria, Noah et Félix, et d’offrir à sa conjointe, Stéphanie, le temps de poursuivre ses propres ambitions.

Mais s’il n’est pas prêt à se lancer dans une après-carrière dans le monde du hockey pour l’instant, il continue de pratiquer le sport qui le passionne dans la région de Boston.

«On a une gang d’anciens dans la région de Boston et on patine tous les vendredis. Ce dont je m’ennuie le plus du hockey, c’est la camaraderie et c’est ce qu’on essaie de retrouver un peu les vendredis matins dans le vestiaire et en se taquinant. Bref, en retrouvant le côté du vestiaire qui te manque», explique-t-il, lui qui partage la patinoire notamment avec plusieurs anciens Bruins, dont Adam McQuaid, Tuukka Rask et Zdeno Chara.

Il s’implique également comme entraîneur adjoint auprès des équipes de deux de ses fils.

«Ça remplit ton horaire assez rapidement, on ne se fera pas de cachettes! C’est là que je lève mon chapeau à mes parents. Pour l’instant, je veux juste qu’ils s’amusent, et ils décideront ensuite ce qui est le mieux pour eux.»

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