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Ils ont vaincu un cancer et veulent redonner en pédalant

Normand Fonseca et Sonia Chapados participent au Défi vélo 300 km de la Fondation Cité de la Santé

Normand Fonseca a combattu un lymphome non hodgkinien en 2012 et il pédale maintenant pour amasser des fonds pour la Fondation Cité de la santé.  Courtoisie Fondation Cité de la santé
Normand Fonseca a combattu un lymphome non hodgkinien en 2012 et il pédale maintenant pour amasser des fonds pour la Fondation Cité de la santé. Courtoisie Fondation Cité de la santé Photo courtoisie, Fondation Cité de la santé
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-09-08T19:30:00Z

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Normand Fonseca et Sonia Chapados ont appris l’une des pires nouvelles que l’on peut apprendre dans le bureau du médecin. Ils ont traversé l’épreuve et maintenant ils redonnent. 

Fonseca, 53 ans, est originaire de Sainte-Thérèse et il a appris en 2012 qu’il souffrait d’un lymphome non hodgkinien. Chapados, 48 ans de Laval, a été confrontée à un lymphome hodgkinien en 2018.

Maintenant en forme, ils participent ce week-end à la 16e édition du Défi vélo 300 km pour la VIE de la Fondation Cité de la Santé. Il s’agit d’un aller-retour entre Laval et Trois-Rivières qui se déroule sur deux jours et auquel participent 180 personnes, dont des médecins.

«J’ai vraiment l’impression que le centre de cancérologie m’a sauvé la vie alors si je suis capable de redonner et aider, je vais le faire», explique Normand Fonseca avec beaucoup d’émotion.

Même en traitement

Sonia Chapados, qui participe depuis 2019, a commencé à faire du vélo depuis seulement un an ou deux avant que le cancer ne s’invite dans sa vie. Elle a même été se dépasser entre deux traitements de chimiothérapie.

«Pendant mes traitements, j’ai fait la boucle de Pierre Lavoie. J’ai pu finir les 135 kilomètres. Ça n’a pas été facile, mais j’ai réussi», dit celle qui aura son dernier rendez-vous avec son oncologue dans quelques semaines, cinq ans après que la maladie se soit déclarée.

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Normand Fonseca a vécu la même chose en 2016, il a donc dû reporter sa première participation à 2017. Et il va bien même s’il sait qu’il vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

«En 2016, je venais d’avoir une greffe de moelle osseuse et je n’avais pas d’énergie. Ils mettent ton système à terre complètement pour te greffer des cellules souches et j’avais quelques infections.»

Sonia Chapados (2e à partir de droite) a combattu un lymphome hodgkinien et elle pédale aujourd'hui pour la Fondation Cité de la santé. COURTOISIE Fondation Cité de la santé
Sonia Chapados (2e à partir de droite) a combattu un lymphome hodgkinien et elle pédale aujourd'hui pour la Fondation Cité de la santé. COURTOISIE Fondation Cité de la santé Photo courtoisie, Fondation Cité de la santé

Attitude

Sonia Chapados et Normand Fonseca ont autre chose en commun: une attitude en béton. On les sent mordre dans la vie et en profiter. On peut croire en ce qu’on veut, mais face à une épreuve, une bonne attitude est essentielle.

«Je vis avec depuis 2012, on m’a dit de le voir comme une maladie chronique. C’est revenu et ça pourrait revenir encore, mais c’est une paranoïa qui devient plus facile à gérer avec le temps.

«Il ne faut pas arrêter de vivre et faire la part des choses. Il faut trouver des façons d’apprécier la vie quand même», insiste Fonseca.

La réaction face à la maladie est aussi de revoir un peu ses habitudes de vie.

«Le sport a toujours un peu fait partie de ma vie, mais pas autant que maintenant. J’en fais beaucoup plus qu’avant», affirme Chapados.

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Redonner

L’objectif pour ce défi est d’amasser 400 000$ pour la Fondation de la Cité de la Santé de Laval dont l’objectif est notamment de payer des équipements au centre hospitalier en plus d’offrir du soutien aux patients.

Normand Fonseca a une reconnaissance sans borne pour l’organisme et il l’a démontré en compagnie de ses amis avec qui il forme l’équipe Braves à vélo.

«On a massé plus de 300 000$ au fil des années, j’en suis très fier. Le centre c’est aussi la recherche et l’accompagnement», explique-t-il en mentionnant qu’il avait été bien entouré lors de sa récidive.

«J’ai utilisé les équipements qui ont été achetés par la Fondation, je voulais faire ma part aussi. J’ai un collègue de travail qui y a déjà participé et il m’en a parlé en bien, ça m’a touché», mentionne pour sa part Sonia Chapados.

L'ancien patineur de vitesse Charles Hamelin est le porte-parole du défi 300 km de la Fondation Cité de la santé. Courtoisie Fondation Cité de la santé
L'ancien patineur de vitesse Charles Hamelin est le porte-parole du défi 300 km de la Fondation Cité de la santé. Courtoisie Fondation Cité de la santé Photo courtoisie, Fondation Cité de la santé

Coup de foudre

Le porte-parole, l’ancien patineur de vitesse Charles Hamelin, n’est pas étranger à la Fondation pour laquelle sa conjointe, la journaliste Geneviève Tardif, et lui ont eu un coup de foudre.

«Nous sommes porte-paroles de la Fondation depuis trois ans, soit juste après la naissance de notre petite fille Violette. On est tombé amoureux du personnel là-bas.»

Hamelin accole son nom à une cause qui est nécessaire dans notre système de santé.

«N’importe quelle cause qui se rattache à un hôpital est une bonne cause. Si on veut que nos proches soient autour de nous pendant longtemps et si on est capables de faire notre petit bout de chemin, il faut aider.»

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