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« Ils ne vont jamais capituler »: des experts sont convaincus que l’Iran ne cèdera pas face à Donald Trump

Marianne Lafleur

2026-03-07T05:00:00Z

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Après une semaine de guerre marquée par des bombardements incessants au Moyen-Orient, Donald Trump a exigé vendredi la « capitulation sans condition » de l’Iran, un scénario jugé quasi impossible selon les experts.

« Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran, seulement une CAPITULATION SANS CONDITION ! [...] Nous travaillerons sans relâche pour relever l’Iran, le rendre économiquement plus grand, meilleur et plus fort que jamais », a écrit le républicain sur son réseau Truth Social vendredi.

Pendant ce temps, les explosions ont continué de fuser à Téhéran, faisant monter le bilan à environ un millier de morts en Iran, selon les autorités du pays. Signe qu’il n’y a pas d’accalmie en vue, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient quadrupler leur production d’armements perfectionnés.

Parallèlement, l’Iran a poursuivi ses frappes vendredi, visant non seulement Israël, mais aussi des cibles stratégiques chez certains voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite, en Irak et au Qatar.

Résistance plus grande que prévu

Malgré la pression américaine, plusieurs experts estiment que l’Iran n’est pas près de capituler.

« C’est très peu envisageable. Ils ont les moyens de se battre encore et même s’ils perdent, ils ne vont jamais capituler », a affirmé Sami Aoun, directeur de l’Observatoire sur le Moyen-Orient à la Chaire Raoul-Dandurand.

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Selon lui, Trump réalise maintenant que la résistance de l’Iran est plus forte qu’il ne l’avait anticipé. « C’est sûr que les États-Unis vont éventuellement gagner, mais l’Iran va leur faire payer très cher », a-t-il poursuivi.

Le conflit produit d’ailleurs des effets économiques importants. Vendredi, le prix du pétrole a atteint un sommet depuis 2023, dépassant 90 $ le baril de Brent, tandis que les marchés boursiers mondiaux sont encore une fois dans le rouge.

Stratégie de terre brûlée

Hanieh Ziaei, spécialiste du monde iranien contemporain à la Chaire Raoul-Dandurand, abonde dans le même sens.

« L’Iran semble viser une stratégie de terre brûlée. C’est-à-dire qu’on est dans un état d’esprit [où] si on chute, on tire tout le monde avec nous dans notre chute », a-t-elle expliqué.

Donald Trump a également exigé d’avoir son mot à dire sur la succession du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans une frappe au début de l’opération.

Il aurait une nouvelle fois pris l’exemple du Venezuela, où les États-Unis ont capturé l’ancien président Nicolas Maduro, et traitent désormais avec la dirigeante Delcy Rodriguez, qui était auparavant vice-présidente.

Or, l’Iran n’est pas du tout comme le Venezuela, souligne Rachad Antonius.

« C’est une théocratie dictatoriale autoritaire qui ne peut pas facilement tomber. La preuve c’est que le guide est parti, mais que le régime survit », explique Rachad Antonius, sociologue expert du Moyen-Orient.

Cette guerre qui a embrasé le Moyen-Orient a déjà coûté cher en pertes humaines.

Une frappe qui aurait visé une école à Minab, dans le sud de l’Iran, au premier jour du conflit, aurait tué 150 personnes.

Une enquête du New York Times suggérait vendredi que les États-Unis pourraient effectivement en être responsables. Ils auraient voulu cibler une base navale voisine.

- Avec l’AFP

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