Il y avait encore du carburant : même si les apparences semblaient indiquer le contraire

Dave Lévesque
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RALEIGH | Si l’on se fie au déroulement des quatre derniers matchs contre les Hurricanes, le Canadien n’avait plus beaucoup d’essence dans le réservoir.
Il a peiné à obtenir des tirs au but et a généralement été incapable de percer la muraille défensive de la Caroline en plus de rencontrer beaucoup de difficulté à composer avec l’échec avant soutenu préconisé par Rod Brind’Amour.
On avait souvent l’impression que les hommes de Martin St-Louis avaient tout laissé sur la glace lors des deux séries précédentes contre le Lightning et les Sabres qui avaient toutes deux nécessité sept parties.
« C’est sûr que ça n’a pas aidé que les deux séries se rendent en sept, a reconnu Alexandre Carrier. Mais tu perds en cinq matchs en troisième ronde et l’an passé tu perds en cinq matchs en première ronde et c’est le même feeling. »
Pas une excuse
En fier compétiteur, Lane Hutson n’a pas voulu se cacher derrière cette raison pour expliquer les difficultés de l’équipe face aux Canes.
« Ce n’est pas vraiment une excuse, a-t-il insisté. C’est du hockey des séries, personne n’est à son mieux, il faut juste aller jouer, soigner les détails et nous n’avons pas été assez bons. »
Phillip Danault estime de son côté que c’est l’usure de cette finale d’association qui a coûté cher en énergie à l’équipe.
« Je ne sentais pas que je manquais de gaz. Par contre, la façon dont ils jouaient nous enlevait peut-être un peu d’énergie. Ça nous a un peu découragés. »
Des bobos
Il est aussi opportun de se demander si tout le monde était encore en bon état physique pour poursuivre la bataille.
Lors du quatrième match, Kaiden Guhle a semblé se blesser au genou et on l’a revu grimacer après une chute avec Jordan Martinook en première période vendredi.
On peut penser aussi à Juraj Slafkovsky qui s’est fait frapper durement lors de la série contre Tampa et qui n’a plus exactement été le même par la suite.
Lane Hutson en est un autre qui s’est fait frapper solidement, mais il assure qu’il n’avait pas de pépin important.
« Tout le monde a des petits bobos, mais rien de fou », a soutenu le jeune défenseur.