«Il y avait des choses dans Anna qui m’échappaient», confie Julie Le Breton, en vedette dans la série «Le retour d’Anna Brodeur»


Frédérique De Simone
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Après un départ canon sur la plateforme Crave, la première saison de la comédie dramatique Le retour d’Anna Brodeur fera le saut à Noovo cet automne.
À la mort de son mari, qui ne lui a pas laissé grand-chose, Anna Brodeur n’a d’autre choix que de revenir s’installer à Montréal, dix ans après s’être sauvée à Paris et avoir abandonné sa vie, sa famille et ses amis. À 46 ans, elle, qui a la fâcheuse habitude de prendre de mauvaises décisions à répétition et de fuir ses responsabilités, se retrouve face à la tâche immense de reconstruire sa vie et de se reconnecter à ses racines.
«Il y avait des choses dans Anna qui m'échappaient. Pour moi, ce n'était vraiment pas une évidence, cette femme-là», a fait valoir son interprète, Julie Le Breton, à l’Agence QMI.

«Ç’a vraiment été un défi de jouer quelqu’un qui repart à zéro au milieu de sa quarantaine, qui n’a pas de job, pas de couple, pas d’enfants, qui a une relation absolument éclatée avec sa mère, avec son meilleur ami, qui doit revenir en ville parce qu’elle se retrouve vraiment dans le néant. Il y avait quelque chose que je trouvais bien le fun là-dedans, et bien riche en possibilités», a-t-elle ensuite évoqué.
S’il lui a fallu un certain temps pour trouver la bonne couleur de son personnage, c’est finalement lors du tournage des premières scènes à Paris qu’Anna Brodeur est venue au monde.

«On a commencé le tournage en équipe réduite à Paris. Ça m’a vraiment permis de comprendre ce qu’elle quittait, cette espèce de beauté là, pour se retrouver dans un appart crade de Montréal, infesté», a souligné Julie Le Breton, qui, à 50 ans, n’espère plus les rôles de la même manière et ne se sent plus dans l’obligation de participer à certains projets pour faire sa marque.
«Ça fait 25 ans que j’ai fini l’école, à peu près. Chaque rôle arrive à un moment où je suis prête à l’accueillir, où je suis prête à le jouer, où j’ai l’expérience et la confiance nécessaires pour l’aborder», a-t-elle dit en entrevue, soulignant que le rôle d’Anna Brodeur est arrivé dans sa vie «comme une tempête parfaite».

Ce rôle lui permet de toucher aussi bien à la franche comédie qu’au drame, mais surtout de goûter à l’écriture de Richard Blaimert, derrière Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Nouvelle adresse, Cover Girl ou encore Le monde de Charlotte.
«On dirait qu’ils ne sont pas écrits, de toute façon, les rôles que j’ai envie de jouer. C’est plus des rencontres avec des gens qui m’inspirent, avec du monde que je trouve intéressant, qui me tentent», a ajouté la comédienne, qui partage notamment l’écran avec Patrick Hivon, Benoît McGinnis et Élise Guilbault, avec qui elle n’avait jamais joué et de qui elle dit avoir appris énormément.

«Elle est tellement inventive, intelligente. Elle va dans les extrêmes limites comiques sans jamais perdre la vérité, sans jamais perdre l’humanité. J’apprends beaucoup en la regardant travailler.»
Les tournages de la deuxième saison de la dramédie se sont amorcés cet été. Une fois complétée, la série devrait renouer avec la plateforme Crave.
Un aperçu de la deuxième saison
«C’est comme si la première saison mettait la table pour quelque chose, et puis, Richard Blaimert, c’est comme lâcher lousse pour la deuxième», a fait valoir Julie Le Breton en entrevue avec l’Agence QMI.
«C’est tellement plein de rebondissements. Il y en avait déjà dans la première, mais là, il y a comme une espèce de fluidité, un rythme qui est vraiment haletant. C’est hyper touchant aussi. On aborde des thèmes quand même assez troubles», a-t-elle ajouté.
Julie Le Breton sera à l’affiche de la pièce Passion simple, en avril prochain, au Quat’Sous.
La première saison de la série Le retour d’Anna Brodeur sera diffusée les lundis, 21h, dès le 8 septembre sur Noovo.