«Il y aura encore des hausses significatives», dit un microbiologiste
TVA Nouvelles
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Alors que les cas de COVID-19, les hospitalisations et le nombre de décès continuent d’augmenter, un microbiologiste assure que les Québécois ne sont pas au bout de leurs peines.
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Marc Hamilton se fie aux données de la première vague et le fait que l’on avait atteint un pic de positivité trois semaines après le début du confinement et il s’attend encore à voir les données augmenter d’ici une à deux semaines.
«Ça va être au-delà de 3000 et on pourrait atteindre les 4000. Malgré le confinement, le virus est encore présent et il y aura encore des hausses significatives», explique-t-il en entrevue à TVA.
La pression est énorme sur le système de santé alors que l’on compte plus de 1200 hospitalisations. C'est critique sur ce front-là et c'est les soins à tous les malades qui sont en jeu.
«Le pic qu’on a connu en mai était de 1600 et on est à 1200 et on sait que ça peut exploser et dépasser les 1600 si la tendance se maintient. Ce qui est dangereux, c’est que le système est essoufflé», dit-il.
Plusieurs experts plaident pour que l’on poursuive le confinement au-delà du 11 janvier. M. Hamilton est d’accord.
«Les deux dernières semaines, est-ce que les gens ont vraiment été confinés de la bonne manière? Est-ce qu’il y a eu des excès? Est-ce qu’il y a eu des fêtes? On ne le sait pas. Ce sont des choses que l’on va savoir bientôt avec les statistiques», ajoute-t-il.
Selon lui, il faudrait encore continuer le confinement pour au moins une période de deux semaines.
«Même au niveau de l’ouverture des écoles, pour éviter la propagation du virus. Cependant, je me concentrerais de faire ce confinement où la densité de population est plus élevée», précise le microbiologiste.