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«Il y a un désir de sortir de cette reconstruction»: David Perron croit aux chances des Red Wings de revenir dans le portrait des séries

Photo Jean-François Chaumont
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-11-08T20:30:00Z

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DETROIT | Les Red Wings ont un entraînement optionnel en ce mercredi matin à leur patinoire d’entraînement du Little Caesars Arena. David Perron a choisi de ne pas y participer, subissant des traitements avec les médecins.

Malgré son absence sur la glace, Perron a convenu de rencontrer l’auteur de ces lignes vers 11h. À midi, il n’est pas encore là. 

La porte du majestueux vestiaire des Red Wings s’ouvre finalement vers 12h30. Perron y sort en compagnie du relationniste de l’équipe. 

«Je m’excuse pour le retard, lance-t-il d’entrée de jeu. J’ai eu de la misère avec mon Waze ce matin, il y avait des sorties de routes et du gros trafic.»

Perron a le sourire dans le visage. Il n’y avait aucun embouteillage dans la ville jadis connue comme étant celle de l’automobile. Il faisait simplement une référence à l’analogie de Martin St-Louis pour décrire le développement de Juraj Slafkovsky. 

«J’ai trouvé ça génial comme image, a poursuivi le numéro 57. J’aime vraiment sa façon de parler avec les médias. Il trouve des exemples de la vie de tous les jours pour décrire des aspects reliés au hockey. Même si je suis loin du Québec, j’ai encore à l’œil le Canadien. Et je prends le temps de réécouter les grandes entrevues de Martin comme avec Guy A. Lepage à Tout le monde en parle ou à la radio avec Paul Arcand.» 

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Rien depuis 2016

Perron ne s’est pas assis pour plus de 20 minutes dans une suite en face du vestiaire des Wings pour s’entretenir au sujet de St-Louis, Slafkovsky ou le CH. C’était simplement anecdotique. 

Pendant qu’on déplaçait des boîtes pour préparer la salle pour le spectacle du groupe britannique Depeche Mode le soir même, l’ailier de 36 ans a tracé un portrait bien précis de sa propre équipe, les Red Wings. 

«Il y a un désir de sortir de cette reconstruction, a noté Perron. Le niveau des Red Wings a baissé pendant plusieurs années. Mais il faut maintenant que la reconstruction parte dans l’autre sens. Ça veut dire quoi? Est-ce que c’est une participation aux séries ? Moi, je l’espère, surtout à mon âge. Mais nous voulons clairement nous battre jusqu’à la fin et jouer des matchs significatifs. Il faut franchir un grand pas comme organisation.»

Les Wings, avant perçus comme un modèle de constance, n’ont pas participé aux séries depuis 2016. Il y a une disette de sept saisons.  

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

En ce début de saison, ils montrent des signes d’une équipe qui désire sortir la tête de l’eau. Ils ont un dossier de 7-5-1. Le capitaine Dylan Larkin roule à un bon rythme avec 17 points (5 buts, 12 passes) en 13 matchs, Alex DeBrincat a revigoré cette attaque avec déjà 9 buts et Moritz Seider sert de général à la ligne bleue.  

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«Oui, il y a une pression de gagner, a admis Derek Lalonde, l’entraîneur en chef. Mais nous nous bataillerons avec plusieurs équipes dans l’Atlantique qui veulent aussi sortir d’une reconstruction. Je regarde la formation du Canadien, c’est une équipe qu’on décrit comme encore en reconstruction, mais ils ont des joueurs qui se comparent à notre équipe. Les Sénateurs d’Ottawa et les Sabres de Buffalo ont aussi le désir de s’améliorer et ils veulent grimper au classement.»

Un DG actif

Avant le début de la saison, Steve Yzerman a posé des gestes concrets pour accélérer le processus de reconstruction des Wings. Il a sacrifié un choix de premier tour dans une transaction pour DeBrincat avec les Sénateurs, il a offert un contrat de cinq ans au centre J.T. Compher, un contrat de trois ans au défenseur Justin Holl et des pactes d’un an au défenseur Shayne Gostisbehere et à l’ailier Daniel Sprong. 

Le directeur général des Wings a aussi bougé avec le CH pour obtenir Jeff Petry. Yzerman a reçu plusieurs critiques. On l’accusait de déroger du plan et d’appuyer trop sur l’accélérateur. 

«Pour te dire la vérité, Yzerman m’a un peu surpris cet été, surtout avec l’acquisition de DeBrincat, a mentionné Perron. Compher nous aide beaucoup, il peut jouer un paquet de rôles à l’attaque et il a déjà gagné avec l’Avalanche. Je ne m’attendais pas à voir les Wings transiger avec les Sens, deux équipes dans la même division. Mais DeBrincat avait une petite liste d’équipes où il désirait jouer. Nous en avons profité. Un DG n’a pas le choix de vouloir améliorer son équipe. Il ne peut pas juste attendre dans son bureau.»

Les Wings ont encore un choix de premier tour en 2024 avec celui des Bruins de Boston, obtenu dans l’échange de Tyler Bertuzzi au mois de mars dernier. 

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