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Il y a 20 ans, la plus folle remontée du sport professionnel

Johnny Damon, auteur d’un grand chelem, lors du septième et ultime match de la série entre les Red Sox et les Yankees, le 20 octobre 2004, à New York.
Johnny Damon, auteur d’un grand chelem, lors du septième et ultime match de la série entre les Red Sox et les Yankees, le 20 octobre 2004, à New York. Photo AFP / Archives
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-10-20T11:15:00Z

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Pendant qu’un lock-out sévissait dans la Ligue nationale de hockey, en octobre 2004, le baseball majeur était témoin de ce qui demeure, à ce jour, l’une des plus improbables remontées dans l’histoire du sport professionnel. 

«C’est ce qu’on appelle être au bon endroit, au bon moment», se souvient Pierre Durocher, ancien journaliste ayant été affecté à la couverture de la fameuse série de championnat opposant les Red Sox de Boston aux Yankees de New York pour Le Journal de Montréal.

Il y a donc 20 ans, soit le 20 octobre 2004, les Red Sox complétaient une remontée historique en battant les Yankees, à New York, dans un septième match, non sans avoir d’abord effacé un déficit de 0-3.

Photo d'archives / Le Journal de Montréal
Photo d'archives / Le Journal de Montréal

Un tel exploit, qui était une première, n’a jamais été revu dans le baseball majeur. Les Red Sox allaient ensuite remporter la Série mondiale face aux Cardinals de St. Louis, obtenant un premier championnat en 86 ans pour mettre fin à la malédiction du Bambino.

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«Il y avait tout dans cette série-là entre les Red Sox et les Yankees: on parle de l’une des plus grandes rivalités du sport professionnel et il y avait la malédiction du Bambino qui perdurait à l’époque», se souvient lui-même Durocher, en faisant allusion à la longue disette des Red Sox survenue après que Babe Ruth eut été vendu aux Yankees en 1920.

«Un contexte inattendu» 

En octobre 2004, le vétéran journaliste pensait suivre à nouveau les faits et gestes de Saku Koivu, Richard Zednik, Michael Ryder et Sheldon Souray chez le Canadien de Montréal, mais il a plutôt découvert les Johnny Damon, David Ortiz et leurs coéquipiers.

«C’était un contexte inattendu pour moi en raison du lock-out au hockey, a rappelé Duro. Après les Expos en 1981 et le circuit de Rick Monday, je ne pensais pas couvrir à nouveau une série de championnat au baseball et c’en fut toute une.»

Le journaliste, qui est désormais à la retraite, se souvient particulièrement du match numéro 4 de la série au Fenway Park. Les Red Sox faisaient alors face à l’élimination et tiraient de l’arrière 4 à 3 en fin de neuvième manche. Boston n’était qu’à trois retraits de partir en vacances tandis que le releveur Mariano Rivera s’amenait au monticule.

Les Red Sox avaient savouré des victoires en prolongation, lors des quatrième et cinquième matchs de la série de championnat contre les Yankees de New York, les 17 et 18 octobre 2004, au Fenway Park.
Les Red Sox avaient savouré des victoires en prolongation, lors des quatrième et cinquième matchs de la série de championnat contre les Yankees de New York, les 17 et 18 octobre 2004, au Fenway Park. Photo Jed Jacobsohn / AFP

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Il y a eu ce but volé du coureur suppléant Dave Roberts alors que tout le monde avait deviné qu’il allait être en course. L’égalité a ensuite été créée, puis ce fut le circuit vainqueur d’Ortiz en 12e manche.

«Quand j’étais là, je ne m’attendais pas à ce que ça devienne à ce point historique, avoue Durocher. Il faut rappeler que les Yankees avaient remporté le troisième match de la série par un pointage de 19 à 8. Lors de la neuvième manche du match numéro 4, mon texte était écrit et il ne restait plus qu’à l’envoyer...»

Le grand chelem de Johnny Damon 

Après la quatrième partie, c’était la fête à Boston. Encore là, les Yankees étaient loin d’être battus. L’histoire s’est écrite avec, entre autres, le bas ensanglanté du lanceur des Red Sox Curt Schilling durant le match numéro 6 et un gain de 10 à 3 des Red Sox, au Yankee Stadium, lors du septième et ultime duel. Cette rencontre avait notamment été marquée par un grand chelem de Damon, dès la deuxième manche, le joueur ayant terminé la partie avec six points produits.

«Pour être honnête, j’étais surtout content pour le gérant des Red Sox Terry Francona, un ancien joueur des Expos, mais aussi pour Pedro Martinez, qui a toujours été respectueux envers les journalistes francophones à Montréal», a conclu Durocher.

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