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Il s’impose comme le gardien numéro un du Canadien à l’approche des séries éliminatoires: la folle idée de Jakub Dobes

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-03-25T19:00:23Z

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C’était jour de photo d’équipe, mardi matin, au Centre Bell. Contrairement à celle prise en novembre, trois gardiens prenaient place sur la première rangée. On peut se douter que celui que la direction identifie comme numéro un n’était pas le même qu’il y a quatre mois.

Depuis le retour de la pause olympique, Jakub Dobes s’est imposé comme le véritable homme de confiance. Le Tchèque a obtenu le départ de huit des 13 matchs de l’équipe, remportant cinq de ces matchs.

Et de la façon dont il a gardé le filet face aux Hurricanes, on peut parier qu’il est celui en qui Martin St-Louis et ses adjoints placeront la majorité de leurs billes d’ici la fin de la campagne et lors des séries éliminatoires. Si séries éliminatoires il y a.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

« Il a été très solide dans les moments où on n’était pas parfait. C’est très important pour nous », a lancé Mike Matheson au terme de l’entraînement optionnel qui a suivi la prise de photo.

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Puisque Dobes a dû effectuer 41 arrêts, un sommet personnel, dont 14 en première période et 17 au troisième vingt, on peut comprendre que les moments d’imperfection ont été nombreux.

Matheson a eu peur

Il n’y a pas que devant son filet que le gardien de 24 ans se sent de plus en plus à l’aise. C’est la même chose autour de celui-ci quand il se transforme en troisième défenseur pour arrêter un dégagement ou effectuer une passe.

On est encore loin de Martin Brodeur, mais ça s’en vient. D’ailleurs, il prend tellement ses aises qu’il lui est même passé par l’idée, mardi soir, de tenter d’envoyer la rondelle dans le but laissé vacant par Frederik Andersen.

« Je voyais qu’il était quand même excité. Et moi, je criais : “Non !” », a raconté Matheson, qui se trouvait tout juste à côté de lui.

« Il semblait avoir suffisamment de temps, alors je pensais qu’il allait s’essayer. Mais c’était peut-être plus sage qu’il couvre la rondelle », a lancé Newhook dans un éclat de rire.

Bolduc fait tout sauf marquer

Avec un pointage de 4 à 2 et plus d’une minute à écouler, ç’aurait pu être une tentative hasardeuse. Toutefois, si la manœuvre avait été couronnée de succès, Dobes aurait réussi quelque chose que Zachary Bolduc n’est pas parvenu à faire depuis 31 matchs.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le pauvre Trifluvien n’a pas touché la cible depuis le 23 décembre. Toutefois, ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Surtout au cours des trois derniers matchs. Depuis que St-Louis l’a rayé de la formation face aux Ducks, il a décoché 10 tirs. Un sommet chez le Tricolore, à égalité avec Juraj Slafkovsky.

« J’ai des chances de marquer. Je fais dévier beaucoup de lancers qui passent proche des poteaux ou qui frappent le gardien alors qu’il ne sait même pas où est la rondelle, a-t-il énuméré. Je ne suis pas inquiet. Je n’ai pas de doute que je sais encore comment marquer des buts. »

En fait, il aurait mis fin à sa léthargie si Patrick Roy n’avait pas contesté la validité de son but samedi soir. Il semble que ce ne soit que partie remise.

« Je me sens bien sur la glace. J’ai une bonne chimie avec mes compagnons de trios [Jake Evans et Alexandre Texier], a-t-il soutenu. On fait tout, sauf marquer. Je suppose qu’on garde ces buts pour les grandes occasions ! »

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