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Ce Québécois rêvait d’être astronaute... il aide aujourd’hui le Pentagone

Le marché mondial de la détection pourrait frôler les 7 G$ d’ici 2030, selon le Boston Consulting Group

Dans son atelier de Sherbrooke, David Roy‑Guay, fondateur et directeur de la technologie de SBQuantum, dévoile le capteur quantique qui a attiré l’attention du gouvernement américain. Photo prise le 23 avril 2026.
Dans son atelier de Sherbrooke, David Roy‑Guay, fondateur et directeur de la technologie de SBQuantum, dévoile le capteur quantique qui a attiré l’attention du gouvernement américain. Photo prise le 23 avril 2026. Photo fournie par SBQuantum
Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

2026-04-25T04:00:00Z

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Un Québécois réalise un rêve en envoyant ses capteurs quantiques dans l’espace avec l’appui de la puissance militaire du Pentagone.

« Quand j’étais jeune, je voulais devenir astronaute. Au moins, j’aurai envoyé quelque chose dans l’espace », souffle au Journal David Roy-Guay, 40 ans, fondateur et directeur de la technologie de SBQuantum, qui emploie 20 personnes à Sherbrooke.

Le 30 mars dernier, ses capteurs ont été lancés dans l’espace grâce à la compétition MagQuest, organisée par l’Agence nationale du renseignement géospatial, un acteur clé du Pentagone.

C’est une fusée de l’entreprise du milliardaire Elon Musk SpaceX qui a lancé le satellite avec l’innovation québécoise : le magnétomètre à diamant quantique.

David Roy-Guay, fondateur et directeur de la technologie de SBQuantum, dans sa PME de Sherbrooke. Les boîtes bleues contiennent ses capteurs.
David Roy-Guay, fondateur et directeur de la technologie de SBQuantum, dans sa PME de Sherbrooke. Les boîtes bleues contiennent ses capteurs. Photo fournie par SBQuantum

Cette techno développée par SBQuantum est un outil qui permet d’aiguiller les systèmes de navigation utilisés au quotidien dans le monde entier.

Mais son système est beaucoup plus performant que le GPS traditionnel avec sa navigation magnétique, et c’est précisément cela qui fait saliver la Défense américaine.

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« On est vraiment inventif »

Dans des conflits armés, comme en Ukraine, cette techno peut être particulièrement utile pour l’envoi de drones.

Pour percer le marché américain, SBQuantum vient d’ouvrir une antenne appelée ZeroDrift Technologies, à Cambridge, au pays de Donald Trump.

« Au Québec, on est vraiment inventif. On va tout faire pour que ça réussisse », répond le docteur en physique quantique David Roy-Guay quand on lui demande pourquoi Washington s’intéresse à lui.

Issu d’un milieu scientifique, avec des parents professeurs de chimie et de physique, ce dernier a fondé sa société à partir de l’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke, fruit du génie québécois.

L’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke rappelle le Musée Solomon R. Guggenheim de New York, conçu par Frank Lloyd Wright.
L’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke rappelle le Musée Solomon R. Guggenheim de New York, conçu par Frank Lloyd Wright. Photo fournie par l'Institut quantique (IQ) de l'Université de Sherbrooke

Fondée en 2018, l’entreprise de détection quantique a déjà levé 5,5 M$ à la mi-avril, lors d’un financement mené par Quantonation, Quantacet et Investissement Québec (IQ).

« Cet investissement auprès de SBQuantum est une démonstration claire de notre volonté de nous positionner comme partenaire des entreprises innovantes en plein essor », avait déclaré Bicha Ngo, PDG d’IQ.

D’après le Boston Consulting Group (BCG), le marché mondial de la détection pourrait atteindre près de 7 G$ d’ici 2030. 

SBQuantum a reçu plus de 15 M$ pour des projets de recherche. Sa technologie a été testée par la NASA et utilisée par les armées du Canada, de l’Europe et des États-Unis.

Le Québec est dans la course.

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