«Il ressemblait beaucoup à son père»: Lucian Bute se désole du décès d’Arturo Gatti fils


Stéphane Cadorette
Partager
Le décès soudain d’Arturo Gatti fils ne laisse personne indifférent dans le monde de la boxe québécoise et plusieurs voyaient en lui une belle relève, dont l’ancien champion du monde Lucian Bute.
• À lire aussi: Autre drame dans le monde de la boxe: décès nébuleux du fils d’Arturo Gatti au Mexique
• À lire aussi: Décès mystérieux d’Arturo Gatti fils: «On se réveille avec un cauchemar»
Retraité de la boxe depuis 2020, celui qui a détenu la ceinture IBF des super moyens de 2007 à 2012 se désolait d’apprendre la mort du jeune boxeur de 17 ans et fils de l’ancienne gloire mondiale.
«La première chose que je veux dire, c’est que je souhaite toutes mes condoléances à la famille», s’est d’abord exprimé Bute, d’un ton sombre et dans sa classe habituelle, lorsque joint par Le Journal.
«C’est une grande tristesse. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Il était encore un jeune athlète plein de potentiel», a-t-il ajouté.
Bute a eu l’occasion de voir à l’œuvre le fiston de l’ancien champion lors d’un combat amateur dans le cadre d’un gala de GYM et il avait été franchement impressionné.
«Il était tellement talentueux. Il ressemblait beaucoup à son père et il semblait très courageux. Il avait beaucoup de talent. C’est vraiment dommage d’apprendre cette nouvelle», a-t-il dit.
Il ne faut surtout pas présumer que le fils aurait connu un avenir à l’image de l’illustre carrière du père, mais Bute se dit attristé que le petit monde de la boxe québécoise ne sache jamais ce qu’il serait devenu.
«Il était bourré de talent en boxe amateur. De ce que j’ai vu de lui sur le ring, c’était prometteur, mais pour devenir champion du monde, c’est une longue route et on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve», a-t-il sagement rappelé.
Un entraîneur bouleversé

François Duguay, qui a longtemps œuvré comme entraîneur, a longuement côtoyé Arturo Gatti père, bien avant qu’il connaisse la gloire. Le décès de son fils l’a donc bouleversé.
«Arturo, je l’ai connu quand il avait 8 ans. Ça remonte à loin. Quand je le voyais à cet âge-là, je disais déjà qu’il allait devenir champion du monde.
«J’ai connu son fils à travers ses années dans la boxe. Je l’ai vu boxer et il était bon, très spectaculaire. Il avait le style guerrier de son père. Ça me bouleverse de parler de ça. Il a presque l’âge de ma fille de 16 ans. Je n’arrête pas de me demander ce qui s’est passé au Mexique», a-t-il soupiré.
Selon Duguay, le jeune boxeur était très conscient du légendaire nom de famille qu’il portait fièrement.
«Il comprenait très bien ce que ça signifiait de s’appeler Arturo Gatti fils. C’était un spectacle à la base parce qu’il était le fils d’Arturo, mais le petit gars était vraiment très bon. C’est sûr qu’il avait les gènes d’Arturo. Il n’a jamais vu son père boxer en direct, mais il a vu ses vidéos en masse.
«Le jeune avait 11-12 ans et les gens se déplaçaient déjà pour le voir parce qu’il était le fils de Gatti. Tout le monde voulait se faire prendre en photo avec lui.»