«Il n’y aura aucun bizutage», assure le commissaire de la LHJMQ Mario Cecchini

Mylène Richard
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Le nouveau commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Mario Cecchini, ne s’en fait pas outre mesure en cette période d’initiations.
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En fait, les initiations sont interdites depuis déjà quelques années dans la LHJMQ à la suite de débordements qui ont éclaté au grand jour au cours des derniers mois. Il n’en demeure pas moins que des activités d’intégration sont toujours organisées afin d’accueillir les nouveaux joueurs au sein des équipes.
« J’ai un minimum de stress », a calmement indiqué Cecchini lors de la conférence de presse lançant la 55e campagne du circuit, jeudi, à la veille des premiers matchs.
« Je pense que ça fait plusieurs années que les initiations humiliantes et dégradantes ont cessé et je vois très mal comment une équipe permettrait que ça se reproduise, a-t-il poursuivi. On a été clair sur nos attentes en ce qui a trait à tous les comportements, que ce soit à l’aréna, dans l’autobus, à l’hôtel, à l’école, dans le gym. Je suis très confiant qu’il n’y aura aucun bizutage, mais on a une vigilance constante. »
Une dernière saison à oublier
Au cours de la dernière saison, des histoires d’abus, de harcèlement, de négligence et de violence ont refait surface, menant à la démission du commissaire Gilles Courteau, et des scandales sexuels ont terni l’image du hockey junior canadien.
C’est pourquoi Cecchini a rappelé aux gens qui gravitent autour de la LHJMQ de « penser que vos actions d’aujourd’hui peuvent rebondir en 2054 ».
« Personne ne veut revivre une année comme l’an passé, a-t-il regretté. Ce qui a fait mal, c’est qu’on a enlevé la lumière sur les joueurs et le bon hockey qui se joue dans notre ligue. »
Afin de prévenir de tels agissements, la LHJMQ a injecté de l’argent pour mieux encadrer et former ses entraîneurs, directeurs généraux, joueurs et employés, notamment en collaboration avec la LNH, le Groupe Respect, le Centre canadien de la santé mentale et du sport et l’organisme Sport’Aide.
« On ne demande pas à tous les entraîneurs et DG d’être des psychologues émérites, mais ils ont maintenant un coffre d’outils qui est plus grand et qu’on va enrichir », a expliqué Cecchini.
Sévères conséquences
Le circuit aura également recours au service de l’officier des plaintes afin que le processus de dénonciation soit indépendant.
Et les codes de conduite et de vestiaire seront signés par tous et bien visibles dans les chambres.
« On veut que tout le monde ait ça dans la face chaque jour, a soutenu l’ancien président des Alouettes. [...] J’ose espérer que les cas de débordement vont se compter sur les doigts d’une main. »
« Les punitions vont être sévères. Ce ne sera pas juste deux matchs de suspension, je vous le garantis », a prévenu Cecchini.