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Rivalité Canada–États-Unis: il n’y a rien de mieux pour un joueur de hockey

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-14T19:15:06Z

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La rivalité entre le Canada et les États-Unis est bien réelle, particulièrement au hockey, où nos voisins tentent de secouer la suprématie unifoliée.

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Il ne faudra pas se surprendre si le Centre Bell surchauffe samedi soir lorsque les deux équipes s’affronteront dans le match le plus attendu de la Confrontation des 4 nations.

«Un match comme ça, au Canada, un samedi soir, je ne crois pas qu’il y ait quelque chose de mieux pour un joueur de hockey qui évolue au plus haut niveau. Il va y avoir de l’émotion, mais il faut se préparer comme si c’était un match normal», a soutenu Jake Guentzel, qui a admis vendredi qu’il aurait peut-être un peu de mal à dormir.

«Je suis sûr qu’il y aura de l’électricité dans l’air, mais c’est la première fois que je vais vivre cette rivalité alors j’ai hâte sans savoir exactement à quoi m’attendre.»

McAvoy l’a vécu

Même s’il a trois ans de moins que Guentzel, Charlie McAvoy sait exactement à quoi s’attendre de ce match. Contrairement à son compatriote, qui jouait un premier match sous les couleurs américaines jeudi contre la Finlande, McAvoy a l’habitude de porter le chandail de son équipe nationale.

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Le défenseur de 27 ans a représenté son pays à tous les échelons mondiaux à l’exception des Jeux olympiques.

«J’ai joué dans un match du Nouvel An à Toronto lors du Championnat du monde 2017 et ensuite c’était la finale ici au Centre Bell. J’ai aussi affronté le Canada dans le match pour la médaille de bronze du Championnat du monde sénior en plus de jouer contre eux chez les moins de 18 ans.»

Il a vécu ses plus beaux moments dans un maillot américain au Centre Bell lors de la finale du Championnat du monde de hockey junior, un match que le Canada a remporté 5 à 4 en tirs de barrage.

«Ce match était incroyable! Je m’attends au même genre d’atmosphère samedi», a lancé McAvoy avec enthousiasme.

«C’est un souvenir incroyable pour moi, surtout que nous avions comblé des retards de 2 à 0 et de 4 à 2. Ça témoigne de la résilience dont nous avons su faire preuve dans un environnement hostile et c’est le genre d’attitude dont nous aurons besoin.»

Émotions

Comme les partisans seront plus nombreux, les Américains savent qu’ils seront en terrain hostile. Ils en ont d’ailleurs eu un avant-goût lors de leur affrontement contre la Finlande, jeudi soir, quand la foule les a constamment hués en se rangeant derrière les Finlandais.

Est-ce que les joueurs américains estiment que ce match de rivalité peut être exacerbé par le contexte politique tendu qui existe entre le Canada et les États-Unis en ce moment? Ils semblent préférer ne pas se prononcer.

«Nous ne pensons qu’à jouer au hockey, a soutenu Jake Guentzel. Comme ce sont des matchs qui sont toujours très émotifs, il faut s’assurer de ne pas franchir la ligne. On peut aussi se nourrir de la foule même si elle n’est pas derrière nous.»

«C’est probablement plus ce qui s’est passé avant nous qui crée cette rivalité, soutient pour sa part Charlie McAvoy. On grandit dans cet environnement et on vit cette rivalité, notamment lors du Championnat du monde de hockey junior.»

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