Il n’y a pas que les feintes de Lane Hutson qui impressionnent Stéphane Robidas

Mylène Richard
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Le défenseur Lane Hutson fait écarquiller bien des yeux à ses débuts professionnels. Toutefois, pour Stéphane Robidas, ce ne sont pas sa mobilité et ses feintes qui retiennent son attention.
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«On parle beaucoup de son jeu avec la rondelle, oui, il est impressionnant, mais l’aspect défensif, comment il se défend et comment il gagne les batailles à un contre un contre à la grosseur qu’il a, c’est ce que je remarque et que j’apprécie beaucoup», a raconté l’adjoint de Martin St-Louis, jeudi, après une séance d’entraînement à Brossard.
Au-delà du jeu spectaculaire de l’Américain de 20 ans, qui, à 5 pi 9 po et 162 lb, soulève la foule du Centre Bell pratiquement chaque match, son niveau de compétitivité a de quoi inspirer.
Hutson apprend notamment à reconnaître quand c’est le moment de déjouer un rival à la ligne bleue ennemie ou simplement de faire circuler la rondelle en toute sécurité.
«Quand on mène par un but, on n’a pas besoin d’aller en chercher un deuxième. On peut, mais il y un temps pour le faire, il faut gérer le match, savoir quand il y aller, quand c’est moins le temps», a analysé Robidas.
«C’est un jeune extrêmement intelligent, il apprend très vite et il veut s’améliorer», a observé l’ancien défenseur du CH.

Moins de confusion
Hutson, qui est toujours à la recherche de son premier but dans la LNH, doit également assimiler un nouveau concept défensif. Celui-ci semblait compliqué en début de saison pour l’ensemble des joueurs du Tricolore, mais depuis quelques semaines, il y a moins de cafouillages en territoire défensif.
«[Il faut] essayer d’éliminer les zones grises, de rendre la game le plus blanc ou noir possible. Quand il y a des zones grises, c’est souvent là qu’il y a de la confusion», a soutenu Robidas, ajoutant que tout le monde comprenait mieux son rôle, parce que «ça prend juste un joueur qui ne fait pas sa job pour accorder une chance de marquer».
«C’est sûr que passer moins de temps dans notre zone [ça aide], a-t-il rappelé. Nos attaquants se replient plus rapidement. Ça part des fois de la zone offensive. Quand tu joues mieux avec la rondelle, que tu passes plus de temps à l’autre extrémité, c’est une bonne façon de ne pas avoir à défendre.»
