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«Il n’y a pas assez de place sur la patinoire» – Serge Savard

Agence QMI

2024-06-03T22:55:00Z

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Même si Serge Savard continue de suivre religieusement les activités de la Ligue nationale de hockey (LNH), particulièrement les séries éliminatoires, il croit que le hockey d’aujourd’hui n’est pas aussi intéressant que celui d’antan.

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En entrevue avec Jean-Charles Lajoie à l’émission JiC sur TVA Sports lundi, le membre du temple de la renommée est d’avis que le style de jeu est trop serré et qu’il manque de place sur la surface de jeu.

«Il n’y a plus de place sur la patinoire. C’est comme un match de rugby, a déploré M. Savard. Le jeu de puissance, c’est un peu plus intéressant parce qu’il y a plus d’espace sur la patinoire. Tu ne vois plus aujourd’hui un Guy Lafleur arriver sur l’aile droite à grande vitesse et faire un lancer frappé. Tu n’as plus le temps de faire ça, tu as quelqu’un sur toi immédiatement. [McDavid], c’est le seul joueur qui peut se libérer sur la patinoire.»

Il croit d’ailleurs que les dirigeants de la LNH ont manqué de vision lors de la construction des nouveaux amphithéâtres et est d’avis que de disputer les matchs à quatre contre quatre rendrait le tout encore plus excitant.

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«Je pense que c’est un peu un manque de vision, avant de bâtir tous ces nouveaux amphithéâtres, de ne pas avoir bâti des grandeurs olympiques. Aujourd’hui, on manque d’espace et on ne changera pas les arénas comme ils sont tous neufs, a-t-il précisé. Si on jouait à quatre contre quatre, le hockey serait plus intéressant. Lorsqu’on tombe à trois contre trois, c’est d’ailleurs le moment le plus intéressant du match parce qu’il y a plus d’espace et de beaux jeux.»

  • Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB :

La chance au coureur

Questionné sur le plan de reconstruction en cours chez le Canadien, M. Savard croit que l’équipe est sur la bonne voie.

«Je donne la chance au coureur. Il y a tellement de différences avec l’administration d’aujourd’hui et celle d’avant», a-t-il indiqué.

Il admet toutefois qu’il manque quelques éléments de qualité à l’équipe pour espérer aspirer aux grands honneurs.

«Lorsqu’on a gagné en 1993, on n’avait pas de joueurs vedettes. Mais on avait quatre gars entre 80 et 100 points. Le Canadien n’en a pas un encore. Tu ne peux pas aspirer à gagner si tu n’as pas ces trois ou quatre joueurs-là. Tu ne peux pas en avoir juste un.»

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Épreuve difficile

L’ancien membre du célèbre «Big Three» avec le Tricolore a traversé récemment ce qu’il qualifie comme étant «la pire épreuve» de sa vie.

Son épouse des 50 dernières années, Paulette Lebrun, s’est éteinte le mois dernier.

«Ç’a été une période difficile, a-t-il confié. Je l’ai rencontrée à 17 ans avec le Canadien Junior en 1963.»

Malgré cette lourde perte, M. Savard garde tout de même le moral et confie aller mieux. À 78 ans, il souhaite avoir encore plusieurs années devant lui, en santé.

Une ligue universitaire à l’automne 2025

Toujours impliqué dans le monde du hockey scolaire, Serge Savard a confié à l’émission JiC qu’une ligue universitaire à six équipes serait bientôt implantée au Québec.

À l’heure actuelle, trois universités québécoises évoluent dans le circuit universitaire canadien, mais doivent faire partie du réseau ontarien.

Si tout se passe comme prévu, les universités McGill, Concordia et Trois-Rivières (UQTR), auxquelles s’ajouteront les universités Laval, Sherbrooke et Montréal, formeront la ligue universitaire québécoise à l’automne 2025.

«On a commencé les démarches il y a un an pour repartir notre ligue universitaire à six équipes avec Laval, Sherbrooke et Montréal qui vont se joindre aux trois autres étant Concordia, McGill et Trois-Rivières.»

La seule condition est de créer à la fois une ligue masculine et féminine, ce que tous ceux qui sont impliqués ont approuvé.

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