«Il ne me manque pas un bras» - Thomas Chabot


Benoît Rioux
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L’image est un peu forte, mais il aurait fallu qu’on coupe un bras ou une jambe à Thomas Chabot pour que le défenseur des Sénateurs d’Ottawa songe à déclarer forfait pour la rencontre prévue mardi soir, au Centre Bell, contre le Canadien de Montréal.
«Il ne me manque pas un bras ou rien, je suis capable de jouer au hockey», illustrait lui-même l’athlète natif de Sainte-Marie, en Beauce, au terme de l’entraînement matinal des siens.
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Chabot avait pourtant raté l’entraînement des Sénateurs, lundi, en raison d’une blessure.
«Au fil des années, tu apprends à gérer ton jeu et y aller selon ton état de santé, a noté Chabot, qui a célébré ses 26 ans plus tôt cette semaine. Tu essaies de donner le plus que tu peux.»
«Je ne suis pas le seul gars dans la ligue qui fait ça durant une saison, a minimisé le Québécois, à propos du fait de combattre la douleur pour être en uniforme. Quand tu as une blessure, ça peut faire mal, mais si t’es capable de jouer, tu y vas. Il n’y a rien de pire pour moi que d’être assis sur la galerie de presse et regarder un match quand tous les gars sont en train de jouer.»
Une pause salutaire
Chose certaine, le seuil de tolérance n’est pas le même pour tous. À ce niveau, l’entraîneur-chef des Sénateurs DJ Smith croit deviner que Chabot fait partie des joueurs les plus endurants de la ligue.
Quoi qu’il en soit, la pause du match des étoiles fera sans doute le plus grand bien à Chabot.
«Si les choses vont bien, tu veux continuer de jouer des matchs, mais tout le monde demeure excité d’avoir cette pause-là, a noté le défenseur, utilisé en moyenne pendant près de 26 minutes par rencontre. On joue beaucoup de hockey en peu de temps. D’avoir la chance de prendre sept jours pour toi afin de relaxer et tasser un peu le hockey de ta tête, ça fait toujours du bien à tous les joueurs.»
Après le match de mardi soir au Centre Bell, la partie suivante des Sénateurs n’est prévue que le samedi 11 février, à Ottawa, face aux Oilers d’Edmonton.
Honoré par les Sea Dogs
Par ailleurs, même s’il en est déjà à sa sixième saison complète dans la LNH, Chabot conserve une place bien spéciale dans son cœur pour les Sea Dogs de Saint John, son club junior de 2013 à 2017.
L’amour semble réciproque... Question de séparer la longue route séparant le Nouveau-Brunswick et l’Abitibi, l’organisation de la Ligue de hockey junior majeur du Québec a fait une escale au Centre Bell, lundi soir, pour s’entraîner. Avant de poursuivre leur route vers Val-d’Or, les Sea Dogs en ont profité pour visiter Chabot, mardi.
«C’était plaisant de les voir, ça rappelle de bons souvenirs, a commenté le Québécois. C’est là où tout a commencé. C’est un endroit où j’ai grandi et où j’ai vécu pendant quatre années. Je me revois quand j’avais 16 ans dans une ville que je ne connaissais pas. Puis, tu ressors à 19 ou 20 ans, transformé.»
Même le capitaine des Sénateurs Brady Tkachuk s’est présenté devant les journalistes avec un jersey des Sea Dogs à l’effigie de Chabot, mardi matin. Il y a certainement anguille sous roche... Peut-on prévoir l’intronisation prochaine du Beauceron au Temple de la renommée des Sea Dogs?
Finalement, la nouvelle a finalement été confirmée en début de soirée mardi et une cérémonie aura lieu en juin. C’est d’ailleurs un autre Québécois, soit l’attaquant Jonathan Huberdeau, qui avait été le premier à recevoir un tel honneur en juin 2018.