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«Il ne faut pas penser que c’est réglé»: manifestation pour Gaza à Québec sur fond de scepticisme après le cessez-le-feu

Photo Le Journal de Québec Vincent Desbiens
Photo portrait de Vincent Desbiens

Vincent Desbiens

2025-10-11T21:17:54Z

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Même si les bombes ne tombent plus sur la bande de Gaza depuis le cessez-le-feu intervenu jeudi entre Israël et le Hamas, des manifestants propalestiniens ont tenu à se faire voir et entendre à Québec, samedi, puisqu’ils demeurent sceptiques qu’il s’agisse d’un véritable premier pas vers la paix. 

«Il y a un cessez-le-feu qui est en cours, mais on sait que ça peut facilement être rompu et que ç’a déjà été le cas lors de la dernière tentative, fait valoir la porte-parole des organisateurs de l’évènement, Leila Hamidouche. On est très contents pour les gens de Gaza que les bombes arrêtent de pleuvoir, mais ça ne veut pas dire que la lutte est terminée.»

Photo Le Journal de Québec Vincent Desbiens
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Environ une centaine de personnes ont pris part à la mobilisation organisée par quatre groupes: le Collectif de Québec pour la paix, Palestine Québec, les Syndicalistes pour la Palestine et Triangle Québec.

Drapeaux et pancartes en main, les participants à la manifestation se sont rassemblés aux abords de la fontaine de Tourny avant de déambuler pendant un court moment dans les rues du Vieux-Québec.

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Jusqu’à quand?

Lorsque questionnée par rapport au cessez-le-feu, la vaste majorité des participants à la manifestation n’a pas caché son scepticisme.

D’autant plus que, selon ce que l’Agence France Presse rapportait samedi, les représentants du Hamas ne prendront pas part à la signature officielle de l’accord.

Ceux-ci ont même servi un avertissement selon lequel les hostilités pourraient reprendre si la question de la création d’un État palestinien est bafouée lors des prochaines phases de négociation.

Photo Le Journal de Québec Vincent Desbiens
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«Il ne faut pas penser que c’est réglé. Tout peut changer du jour au lendemain, mais on garde espoir. On va rester prêt à poursuivre la lutte s’il le faut», constate Mme Hamidouche.

Deux ans de tragédie

Plusieurs des personnes présentes se sont dites extrêmement peinées par le fait que ce qu’elles n’hésitent pas à qualifier de génocide perdure désormais depuis plus de deux ans. Elles ne perdent toutefois pas espoir qu’intervienne une paix durable.

«Il ne faut pas baisser les bras, parce qu’il y a des gens qui meurent tous les jours. Nos gouvernements ont contribué à ce génocide-là de par leur silence et l’absence de sanctions réelles envers Israël. C’est important de continuer d’être solidaires et de contribuer à l’autodétermination de la Palestine», fait valoir Ève Chabot-Veilleux.

«On a tous envie que ça tourne au positif. J’ose encore espérer qu’on va y arriver. Il va y avoir beaucoup de travail à faire sur le plan financier et judiciaire pour aider à reconstruire la Palestine et punir les criminels de guerre qui l’ont détruite», conclut son amie Marguerite Fortin.

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