Assouplissements: «il ne faut pas jouer avec le feu»
TVA Nouvelles
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Au moment où les cas de COVID-19 sont en nette progression en Europe, un tel scénario doit être envisagé au Québec, alors que les bilans quotidiens semblent en augmentation depuis quelques jours.
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«En général ce qu’on voit en Europe, ça va se reproduire ici, c’est ce qu’on a vu lors des vagues précédentes», explique Alain Lamarre, professeur-chercheur en immunologie et virologie à l’INRS, en entrevue à Mario Dumont.
En Europe, l’évolution de la pandémie est considérée comme «très inquiétante» dans dix pays et «inquiétante» dans dix autres. En Allemagne et en Autriche, les infections à la COVID atteignent un sommet jamais vu lors des vagues précédentes.
Écoutez l'entrevue du chercheur en immunologie à l'Université de Montréal, André Veillette, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:
«Avec le variant Delta qui est beaucoup plus contagieux, ça prend un très fort pourcentage de couverture vaccinale pour freiner la propagation. Des gens doutent même de la capacité à obtenir cette fameuse immunité collective avec le variant Delta. C’est une combinaison de facteurs en Europe, la couverture vaccinale n’est pas celle qu’on a au Québec. [...] Nous avec notre couverture vaccinale, on a un avantage par rapport à plusieurs pays», assure le chercheur à l’INRS.
Écoutez l’entrevue de l’épidémiologiste Dre Nimâ Machouf sur QUB radio
N’empêche, les autorités de la santé du Québec devront surveiller de très près la montée des hospitalisations, dont les conséquences pourraient être encore plus graves après des mois de pandémie.
«Avec notre système de santé fragilisé, comme on le voit en ce moment, la capacité n’est plus ce qu’elle était lors des premières vagues. On a même diminué notre capacité à réagir. Il faut vraiment rester vigilant [face à l’assouplissement des mesures] et ne pas avoir peur de retourner en arrière, ce n’est pas ce que les gens veulent entendre, et ça risque de mal passer dans la population», prévient-il.
«Il ne faut pas jouer avec le feu et faire trop augmenter le nombre d’infections, parce qu’on le sait en général, quelques semaines plus tard, ce sont les cas d’hospitalisation qui vont augmenter», précise-t-il.
En Autriche, les non-vaccinés sont confinés à domicile, en France, le port du masque est réinstauré dans les écoles primaires et les contrôles sont resserrés aux frontières avec la Belgique. Certains pays qui avaient cessé d’utiliser le passeport vaccinal l’ont réintégré.
«Des gens au Québec s’inquiètent de la levée de certaines mesures, surtout dans le contexte où on veut tous passer des Fêtes agréables, et ne pas revenir en arrière avec des confinements ou des limitations trop importantes pour des rassemblements», insiste M. Lamarre.
En Europe, les pays le plus touchés actuellement sont la Belgique, la Pologne, les Pays-Bas, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, l'Estonie, la Grèce, la Hongrie et la Slovénie.