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«Il ment»: l'annonce de Trump accueillie avec scepticisme au Groenland

AFP

2026-01-22T01:56:19Z

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L'annonce par Donald Trump d'un projet d'accord sur la question du Groenland a été accueillie avec scepticisme sur l'île autonome danoise où de nombreux habitants se disent échaudés par les volte-face du président américain.

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Plusieurs Groenlandais interrogés par l'AFP à Nuuk, la capitale du territoire âprement convoité par Donald Trump, se sont montrés dubitatifs en apprenant la nouvelle ou ont refusé d'y croire.

«Un mensonge tout simplement. Il ment», a réagi Mickel Nielsen, un technicien de 47 ans.

«Je ne crois à rien de ce qu'il dit et je pense que je ne suis pas le seul», a-t-il ajouté.

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Depuis la station de ski suisse de Davos qui accueille le Forum économique mondial, M. Trump a déclaré, sans plus de détails, avoir conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland, au cours d'une réunion avec le chef de l'OTAN, Mark Rutte.

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«La rencontre a été très bonne ce soir (mercredi). Mais il y a encore beaucoup de travail à faire», a de son côté estimé Mark Rutte auprès de l'AFP.

«Trump? Je n'y crois pas», a commenté Anak, une aide-soignante de 64 ans.

«Le Groenland est le pays des Groenlandais. On ne peut pas en disposer comme ça, pour quoi que ce soit. En tout cas pas pour Trump», a-t-elle ajouté.

Même sentiment chez Miki, qui accepte de témoigner sous ce nom d'emprunt.

«Il peut dire quelque chose et deux minutes plus tard, il dit le contraire. C'est donc difficile de le croire», explique cet homme de 31 ans.

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Donald Trump a refusé de préciser si le compromis en discussion donnait aux États-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises.

Mais il a affirmé que le projet d'accord en discussion donnait aux États-Unis «tout ce (qu'ils) voulaient». «Je pense que cela met tout le monde dans une très bonne position, en particulier concernant la sécurité et les minerais et tout le reste», a-t-il dit.

«L'OTAN n'a en aucun cas le droit de négocier quoi que ce soit sans nous, le Groenland. Rien sur nous, sans nous», a réagi la députée groenlandaise Aaja Chenmitz, l'une des deux élues représentant le Groenland au parlement danois.

«Et que l'OTAN ait son mot à dire sur notre pays et nos minéraux, c'est complètement dingue», a-t-elle ajouté.

Un peu plus tôt dans la journée, le gouvernement groenlandais a présenté une brochure, préparée de longue date, selon lui, fournissant des conseils à la population en cas de «crise».

Selon le dernier sondage en date publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.

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