Plusieurs régions connaissent une recrudescence des cas de COVID-19. Faut-il s’inquiéter ou ce sont les jeunes qui sont les plus à risque?
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Dre Nathalie Grandvaux, professeure de biochimie à l’Université de Montréal, croit qu’il faut accélérer la vaccination chez les jeunes, jugeant même que la situation est préoccupante.
«La transmission se fait pour l’instant chez les moins de 19 ans. Ils prennent une grande place. La moitié des éclosions sont dans les milieux préscolaires et scolaires, a-t-elle décelé sur les ondes de LCN, vendredi.
«Il faut s’en inquiéter, car on ne veut pas conserver cette transmission chez les jeunes à cause des conséquences à long terme.»
Longue COVID et syndromes inflammatoires multisystémiques sont entre autres les répercussions à quoi pourraient être exposées les jeunes s’ils sont infectés.
«Au niveau hospitalisations et décès, on devrait voir une incidence beaucoup moindre qu’on peut le voir ailleurs», prévient la spécialiste.
«On est très chanceux»
Certains pays en Europe inquiètent, notamment en Allemagne, où le nombre de cas explose malgré un taux de vaccination appréciable. Au Québec, il faut se consoler du fait que la vaccination a connu un certain succès.
«On est très chanceux, les Québécois ont répondu très présents à la vaccination. On a aussi gardé beaucoup plus de mesures de santé publique qu’en Allemagne, par exemple, comme le port du masque.
«On le porte encore partout, même si (les élèves du secondaire) vont l’enlever la semaine prochaine, ce qui est une erreur selon moi. On a des mesures beaucoup plus soutenues que celles en Europe actuellement.»
Les gens qui renoncent au vaccin sont plus propices à être infectés au virus, certes. Faut-il maintenir la stratégie de vaccination ou il faut surtout cibler les jeunes?
«C’est certain qu’il faut viser les plus de jeunes. On attend la réponse de Santé Canada pour vacciner les 5 à 11 ans.
«Ce serait déjà une première étape.»