Il faut cesser de hurler à l’extrême droite tout le temps!

Mathieu Bock-Côté
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Les élections européennes qui ont eu lieu le 9 juin ont confirmé la déroute, partout à travers l’UE, des partis que l’on pourrait qualifier d’immigrationnistes.
En France, Emmanuel Macron s’est même cru obligé de provoquer des élections législatives anticipées.
Les écologistes, aussi, connaissent une déroute qui frise l’effondrement. Ils incarnaient à la fois le wokisme, l’islamo-gauchisme, l’immigrationnisme et la décroissance économique.

Immigration
De l’autre côté, les partis conservateurs ou «nationalistes» qui s’y opposent et qui veulent en finir avec l’immigration massive, le multiculturalisme et le wokisme progressent partout, même s’ils le font inégalement selon les pays.
Ils sont certes désunis, mais ils canalisent de communes préoccupations devant une civilisation qui fait l’expérience de sa submersion démographique.
Il ne faut pas oublier que certains pays, comme les Pays-Bas, ont annoncé vouloir rompre avec les normes européistes et diversitaires en la matière.
Je note toutefois que le système médiatique cherche à contenir ces partis en les diabolisant. Il les associe à «l’extrême droite», manière comme une autre d’en faire les héritiers du fascisme et du nazisme.
Cette étiquette partout reprise, jamais questionnée, est absurde. Elle sert seulement à diaboliser ceux qui s’opposent à l’idéologie diversitaire.
Dans Le totalitarisme sans le goulag, je rappelais que cette étiquette a surtout pour fonction de nommer ce que la gauche déteste. C’est une étiquette utilisée par des haineux inconscients de l’être. Car oui, il existe une gauche haineuse, qui paradoxalement croit avoir le monopole de l’ouverture, de la tolérance, de la vertu.
- Écoutez l'entrevue avec Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro à l’émission de Mathieu Bock-Côté via QUB :
Extrême droite?
Il s’agit de coller une sale étiquette à ceux qui doutent du discours officiel, pour que tous comprennent que s’ils s’en rapprochent, ou s’ils partagent leur constat, ils seront diabolisés aussi.
Il faudra apprendre à raconter autrement ce qui nous arrive, en nous délivrant d’un vocabulaire surchargé idéologiquement empêchant de comprendre la réalité.