Il faudra attendre... encore un peu


Jonathan Bernier
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Ils étaient plusieurs à avoir payé le gros prix pour assister à cette rencontre en croyant que Cole Caufield inscrirait enfin le 50e but de saison.
On pouvait les comprendre d’espérer un tel scénario. Après tout, le Canadien affrontait une équipe des Panthers décimée par les blessures. Plus d’une demi-douzaine de leurs joueurs réguliers n’ont pas disputé la rencontre.
En plus, on ne voyait pas comment le franc-tireur du Tricolore raterait cette troisième occasion d’inscrire son nom dans le grand livre d’histoire du Canadien. Après tout, il affrontait Daniil Tarasov, un gardien qui présentait un ronflant taux d’efficacité de ,892 avant ce match.
Il est vrai que Caufield a marqué en tirs de barrage, comme il l’avait fait au New Jersey. But qui a fait la différence dans cette victoire de 4 à 3 puisque Jakub Dobes a arrêté les deux tireurs des Panthers à se présenter devant lui.
Un gain important qui permet au Tricolore de rejoindre le Lightning et les Sabres au sommet de la division Atlantique avec un total de 102 points.
Mais c’est un but qui ne s’additionne pas aux 49 qu’il a inscrits depuis le début de la campagne.
Courte sécheresse
Caufield n’a pas touché la cible durant les 65 minutes de la rencontre, mais il a récolté une mention d’aide sur le but d’Ivan Demidov. Une solide passe transversale pendant une supériorité numérique.
C’est la troisième mention d’assistance de l’Américain depuis que le compteur s’est arrêté à 49. Trois passes, c’est bien, mais comme disait l’adolescent gringalet dans Passe-Partout : « C’est pas c’que j’cherche. »
Le numéro 13, qui était parvenu à faire vibrer les cordages 28 fois en 27 rencontres n’a pas réussi à le faire au cours des trois dernières rencontres. Il n’a pas connu une sécheresse aussi longue depuis une séquence de quatre matchs du 8 au 13 janvier.
La bonne nouvelle, c’est que le fait de toucher la cible en fusillade lui permet assurément de garder un niveau de confiance élevé. N’empêche qu’avec plus que quatre matchs à jouer, la rondelle doit commencer à être pesante.
Tôt ou tard, il faudra possiblement que Martin St-Louis songe à l’envoyer dans la mêlée lorsque l’équipe adverse retirera son gardien au profit d’un sixième attaquant.
Merci Lane !
Pour ce faire, il faudra, cependant, que le Tricolore se retrouve dans une situation gagnante en fin de rencontre, ce qui n’a pas été le cas lors de ses deux dernières sorties.
Hier soir, il a fallu une pièce de jeu spectaculaire de Lane Hutson pour pousser le match en prolongation. D’ailleurs, c’est lui qui aurait dû être élu la première étoile du match.
Après être entré en territoire ennemi en plein centre de la défense des Panthers, le défenseur a fait mordre le gardien avant de dévier sa course vers le derrière du filet et remettre à Nick Suzuki dans l’enclave.
Le capitaine du Canadien n’a rencontré aucune difficulté à pousser la rondelle dans le filet béant. Ce 28e but de la saison lui a permis de récolter un 96e point.
Si on parle beaucoup de la quête de Caufield, il ne faudrait pas oublier celle de Suzuki. Il n’est plus qu’à quatre points d’être le premier joueur du Tricolore à atteindre le plateau des 100 points depuis Mats Naslund, en 1985-1986.