Il est temps de commencer à penser au repêchage: sept attaquants qui risquent d’intéresser le Canadien à Las Vegas


Kevin Dubé
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On ne vous apprendra rien, le Canadien risque à nouveau de repêcher parmi les dix premiers, le 28 juin prochain, à Las Vegas.
Avec de nombreux jeunes défenseurs dans sa filiale, la logique voudrait que le Tricolore se tourne vers un attaquant, cette année. Même si cette cuvée en sera une de défenseurs, alors que six semblent avoir de réelles chances d’être sélectionnés parmi les dix premiers: le Russe Anton Silayev, le Biélorusse Artyom Levshunov, les Canadiens Sam Dickinson, Carter Yakemchuk et Zayne Parekh ainsi que l’Américain Zeev Buium, la cuvée 2024 renferme des attaquants intéressants qui pourraient aider le Tricolore à long terme.
En voici sept.
Macklin Celebrini, centre, Université de Boston (NCAA)

Bon, on inclut Celebrini ici parce que, techniquement, les chances qu’il atterrisse à Montréal ne sont pas nulles. Le Tricolore devra toutefois remporter la loterie pour une deuxième fois en trois ans s’il désire mettre la main sur le jeune centre canadien qui a opté pour le chemin des collèges américains. Celebrini s’est imposé cette année comme le seul candidat logique pour succéder à Connor Bedard et être repêché au tout premier rang du repêchage de la LNH. En 37 matchs cette saison, le coéquipier de Lane Hutson a récolté 64 points, ce qui lui a permis de terminer au deuxième rang des pointeurs dans toute la NCAA, à égalité avec Cutter Gauthier, le cinquième choix au total du repêchage de 2022.
À Montréal, Celebrini aurait le potentiel de devenir le premier centre de l’équipe et reléguer Nick Suzuki à un rôle de deuxième centre d’extrême luxe.
Ivan Demidov, ailier droit, SKA-1946 de Saint-Pétersbourg (MHL)

L’an dernier, c’était Matvei Michkov et, cette année, c’est Ivan Demidov. La situation des deux joueurs peut se comparer puisqu’ils sont Russes, évoluent dans la KHL et possèdent des contrats qui les empêchent de faire le saut directement en Amérique du Nord (Demidov est sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2024-2025).
L’an dernier, il semble que le Canadien s’est tenu loin de Michkov pour ces raisons, mais aussi en raison des possibles problèmes d’attitude qu’on lui reprochait, notamment en lien avec un entourage très impliqué.
Reste à voir si le facteur russe effraiera moins le CH cette année, puisqu’une chose est claire: Demidov est possiblement le deuxième meilleur attaquant de ce repêchage, selon plusieurs recruteurs, et peut-être le talent le plus pur de la cuvée.
Cayden Lindstrom, centre, Tigers de Medicine Hat (WHL)

Le gros joueur de centre des Tigers a fait une entrée remarquée en 2023-2024 en s’imposant rapidement comme une force, dans tous les sens du mot, s’invitant rapidement dans la conversation des potentiels choix du top 10 en 2024. Des blessures l’ont toutefois forcé à rater les 36 derniers matchs de la saison des Tigers. Il est revenu juste à temps pour les séries éliminatoires, où il a de nouveau dû s’absenter pendant un match en raison d’une blessure.
N’empêche, à 6 pi 4 po et 215, Lindstrom fait saliver bien des équipes de la LNH. Son entraîneur Willie Desjardins le comparait d’ailleurs à un certain Eric Lindros, lors d’un entretien avec le collègue de TVA Sports Nicolas Cloutier, en février dernier. Un gros joueur de centre, qui frappe et qui met des points au tableau. Elle est où, l’arnaque?
Berkly Catton, centre, Chiefs de Spokane (WHL)

Catton vient de conclure une saison exceptionnelle dans la Ligue de hockey de l’Ouest, lors de laquelle il a inscrit un total de 116 points en seulement 68 matchs, bon pour le quatrième rang des pointeurs du circuit.
Catton est un joueur électrisant dont les habiletés sont indéniables. À 5 pi 10 po et 170 lb, toutefois, des questions demeurent à savoir s’il pourra endurer les rigueurs de la LNH à la position de centre. Certes, le Canadien a besoin de talent pur offensif, mais Catton, en raison de son gabarit, n’est peut-être pas le joueur qui cadre le mieux dans ce dont le Tricolore a besoin. Il ne faut toutefois pas écarter un joueur de ce talent.
Cole Eiserman, ailier gauche, Programme national de développement américain des moins de 18 ans

En début de saison, Eiserman était considéré presque comme un égal à Macklin Celebrini. Sa cote a toutefois diminué au cours de la saison, et plusieurs critiques ont commencé à émaner: «trop unidimensionnel», «n’est pas le joueur le plus intelligent sur la patinoire», «n’offre pas toujours un effort constant».
Il n’en reste pas moins qu’il faut donner une chose à Eiserman: il marque des buts à profusion. L’attaquant américain a inscrit 48 buts en 47 matchs jusqu’ici cette saison.
Il sera intéressant de le voir évoluer d’ici la fin de la saison. Le Championnat mondial des moins de 18 ans est l’événement le plus important de la saison pour le programme américain, et une prestation digne de mention à ce tournoi pourrait faire dissiper certains doutes à son endroit.
Konsta Helenius, centre, Jokerit (Liiga)

Le jeune Konsta Helenius connaît actuellement l’une des meilleures saisons pour un jeune de moins de 18 ans dans l’histoire de la Liiga, la meilleure ligue professionnelle en Finlande. Avec 36 points au moment d’écrire ces lignes, il se classait au quatrième rang derrière Aleksander Barkov (48 points en 2012-2013), Mikael Granlund (40 points en 2009-2010) et Kaapo Kakko (38 points en 2018-2019).
Ceux qui ont suivi le Championnat mondial de hockey junior ont peut-être été déçus de la prestation d’Helenius, qui a terminé avec deux points en sept parties malgré une utilisation au sein des deux premiers trios de la Finlande, mais il ne s’agissait probablement que d’une erreur de parcours puisqu’il n’a jamais arrêté de produire chez les pros dans son pays. Il a inscrit six points en six matchs de séries avant de voir son équipe subir l’élimination.
Tij Iginla, centre/ailier, Rockets de Kelowna

Voilà un nom qu’on entend de plus en plus circuler. L’animateur de BPM Sports Stéphane Gonzalez révélait cette semaine que le Tricolore avait rencontré Iginla à quatre reprises cette saison. Bien que ce ne soit pas anormal, il s’agit d’un signe de l’intérêt du CH à son endroit.
Chose certaine, Iginla n’a vu sa cote qu’augmenter cette saison. Après avoir évolué dans un rôle plus qu’effacé avec la superpuissance des Thunderbirds de Seattle, l’an dernier, il a explosé avec les Rockets de Kelowna cette saison. Le fils de l’ancien de la LNH Jarome Iginla a inscrit 47 buts cette saison, et il en a ajouté six en quatre parties éliminatoires.
Un joueur de caractère qui marque des buts à profusion et qui, en prime, a le sang d’un membre du Temple de la renommée qui lui coule dans les veines.